[06/06/2008 20:49:34] NEW YORK (AFP)

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La Bourse de New York, le 18 janvier 2008 (Photo : Mario Tama)

La Bourse de New York a fini la semaine en forte baisse vendredi, inquiète des conséquences de la nouvelle flambée des prix du pétrole sur la consommation après un bond plus fort que prévu du chômage en mai: le Dow Jones a perdu 3,13% et le Nasdaq 2,96%.

Le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a cédé 394,64 points à 12.209,81 points, tandis que l’indice Nasdaq, à forte composante technologique, a lâché 75,38 points à 2.474,56 points, selon les chiffres définitifs de clôture.

L’indice élargi Standard and Poor’s 500 a quant à lui perdu 43,37 points, à 1.360,68 points (-3,09%).

C’est la plus forte baisse journalière de l’indice vedette Dow Jones depuis le 27 février 2007, tandis que le Nasdaq et le SP 500 enregistrent là leur plus forte baisse sur une séance depuis quatre mois.

“Wall Street a été mise K-O par la hausse inexorable des prix du pétrole et le bond inattendu du taux de chômage”, a résumé Al Goldman, analyste à la maison de courtage Wachovia Securities.

Le baril de pétrole a dépassé les 139 dollars vendredi à New York, soit plus du double de son prix il y a un an, gagnant plus de 10 dollars en une seule séance.

Les investisseurs redoutent que cet embrasement affecte la consommation, qui contribue pour plus de deux tiers dans l’activité économique américaine, via les dépenses des ménages.

D’autant que le taux de chômage est monté à son niveau le plus haut en près de quatre ans en mai, à 5,5% de la population active, contre 5,1% attendu par les analystes.

Si l’économie américaine n’a supprimé que 49.000 emplois, alors que les analystes tablaient sur 60.000 licenciements, c’est toutefois le cinquième mois d’affilée depuis le début de l’année que les Etats-Unis perdent des emplois.

“La hausse du taux du chômage s’apparente à un signe avant-coureur d’une réduction des dépenses des ménages”, affirme Patrick O’Hare, analyste au site d’informations financières Briefing.com. Les salariés préfèrent épargner désormais car ils ont peur de perdre leur emploi, argumente-t-il.

Le marché obligataire a bénéficié de cette fragilité des actions. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 3,938%, contre 4,025% jeudi soir, et celui à 30 ans à 4,650%, contre 4,730%.

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