[07/07/2007 13:09:15] PARIS (AFP) Les discussions sur la direction du groupe européen d’aéronautique et de défense EADS auraient abouti à un accord pour nommer à la présidence exécutive de la société l’actuel coprésident allemand Tom Enders, selon le Herald Tribune de samedi et le magazine allemand Spiegel. Ces négociations en amont du sommet franco-allemand prévu pour le 16 juillet ont permis un “accord (qui) débouchera probablement sur la nomination de l’actuel coprésident, Tom Enders, comme unique président” exécutif d’EADS, écrit le Herald Tribune, citant des sources proches des négociations. C’est “un revers apparent pour le nouveau président français, Nicolas Sarkozy”, ajoute le quotidien. Le Français Louis Gallois “resterait à la tête d’Airbus”, pour mettre en oeuvre le plan de restructuration Power8, ajoute le journal. Selon le Herald Tribune, Arnaud Lagardère, coprésident français du conseil d’administration d’EADS, resterait à ce poste, écartant ainsi son homologue allemand, Rüdiger Grube, dans le cas d’un schéma à un seul président du conseil et à un seul président exécutif. Dans son édition à paraître lundi, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel écrit que Berlin est décidée à imposer M. Enders comme unique président exécutif d’EADS. En contrepartie, la présidence du conseil d’administration doit revenir à un Français, tout comme la direction d’Airbus, ajoute le magazine, selon lequel le gouvernement français aurait “déjà signalé son approbation”. Ces informations viennent confirmer des rumeurs qui ont circulé dans la presse cette semaine. Le schéma “privilégié” serait de “nommer un Allemand à la présidence exécutive d’EADS en remplacement de Louis Gallois qui conserverait la tête de la filiale Airbus”, avait notamment assuré Le Figaro vendredi. Le Financial Times indique également de son côté que l’Allemagne place Enders “au centre des discussions”, tout en relevant que M. Gallois, âgé de 63 ans, pourrait être réticent à l’idée de se retrouver sous les ordres de M. Enders, 49 ans. Les membres du pacte d’actionnaires dirigeant la maison mère d’Airbus depuis sept ans sont d’une part Lagardère (en train de passer de 15% à 7,5%) et l’Etat français (15%), de l’autre DaimlerChrysler (15%) et un consortium d’investisseurs (7,5%) incluant des Etats régionaux allemands. M. Sarkozy a indiqué qu’il voulait aborder la question de la direction d’EADS, lors d’un sommet franco-allemand avec la chancelière Angela Merkel prévu pour le 16 juillet à Toulouse (ville du Sud de la France où Airbus à son siège) en y invitant “les actionnaires stratégiques d’EADS, DaimlerChrysler et Lagardère pour une réunion de travail”. |
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