Les vagues de chaleur exceptionnelles qui ont sévi sur la Tunisie dernièrement, ont provoqué des difficultés au niveau de la production avicole en raison notamment des coupures enregistrées au niveau de l’approvisionnement en électricité et en eau qui ont engendré la mortalité d’un nombre important de volailles et un recul de la productivité.

C’est ce qui ressort d’une séance de travail tenue, mercredi, au siège du ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche et consacrée au suivi de la situation actuelle du secteur.

Le ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, a souligné, au cours de la réunion, la nécessité de prendre des mesures urgentes et proactives afin de limiter les dégâts, d’assurer la continuité de la production et de préserver l’équilibre du marché, selon un communiqué publié, jeudi, par le ministère.

Cette séance a permis de passer en revue un exposé sur la situation actuelle du secteur et d’évaluer les répercussions des vagues de chaleur sur cette filière, notamment, les pertes enregistrées suite à la mortalité des volailles et à la baisse de la productivité, outre l’examen des différentes interventions et mesures adoptées pour limiter les pertes, garantir la continuité de la production et assurer l’équilibre du marché.

Les participants ont examiné un ensemble de mesures urgentes visant à renforcer l’intervention et à sécuriser les besoins du marché, outre l’élaboration de programmes à moyen et long termes pour garantir la durabilité du secteur et améliorer sa capacité à faire face aux phénomènes climatiques exceptionnels.

Les participants ont également appelé à poursuivre le suivi de la situation et à prendre les mesures proactives nécessaires pour sécuriser la production et faire face aux différentes évolutions imprévues.

La réunion a permis, également, de discuter les difficultés liées à l’approvisionnement en vaccins et médicaments vétérinaires, et de mettre l’accent sur la nécessité de réviser certaines législations et procédures pour faciliter l’importation des médicaments et des substances biologiques nécessaires et garantir leur disponibilité en temps opportun. L’objectif est de renforcer la protection du cheptel avicole et de la richesse animale.

Dans ce contexte, les participants ont mis l’accent sur la nécessité du renforcement de l’encadrement technique et sanitaire des éleveurs, à même de les aider à prévenir les maladies, de l’amélioration des conditions d’élevage et de l’intervention précoce pour limiter les dégâts, en particulier face à des conditions climatiques difficiles.

Concernant la disponibilité des exploitations à faire face aux coupures imprévues de l’électricité, les participants ont mis l’accent sur la nécessité de soutenir l’investissement dans les énergies renouvelables et de les généraliser, outre l’adoption des facilités pour l’acquisition de groupes électrogènes afin d’assurer un fonctionnement continu des équipements vitaux au sein des unités de production.

Par ailleurs, la réunion a permis d’examiner les moyens de développer le système de gestion des volailles mortes selon une approche environnementale durable axée sur la valorisation environnementale et la transformation de ces déchets en ressources à valeur ajoutée, tout en respectant les normes sanitaires et environnementales en vigueur, et ce, pour limiter les risques sanitaires et écologiques.

Ben Cheilh a préconisé de favoriser la coordination entre les différents intervenants du secteur, d’assurer la poursuite le suivi de la situation et de la prise des mesures proactives et pratiques à même de protéger le cheptel et de préserver la pérennité de la production.

Il a également appelé à développer une filière plus flexible et susceptible d’affronter les différents risques et conditions climatiques exceptionnelles, garantissant ainsi la pérennité du secteur, la protection de la richesse animale et la satisfaction des besoins du marché, selon la même source.

Ont pris part à la réunion des représentants de la Direction générale de la production agricole, du Groupement Interprofessionnel des Produits Avicoles et Cunicoles (GIPAC), de la Direction générale des services vétérinaires et du Centre National de Veille Zoosanitaire (CNVZ), ainsi que des représentants des deux commissariats régionaux du développement agricole de Sfax et de Nabeul, du président de la fédération des vétérinaires praticiens libres et du directeur de l’École Nationale de Médecine Vétérinaire (ENMV)de Sidi Thabet.