
La réunion s’est déroulée en présence du représentant de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL), Morsi Fekih, de représentants de la société Taparura, du représentant de la municipalité de Sfax, ainsi que des membres du conseil régional.
Les représentants du projet Taparura ont affirmé lors de la séance que l’ouverture de la plage relève d’une décision qui relève du ressort des autorités centrales et qu’il ne leur appartient pas de lever les barrières ni de prendre la décision d’ouverture.
Ils ont également précisé que la protection des équipements de la société Taparura nécessite l’élaboration d’une étude et le déblocage des crédits nécessaires par le ministère de l’équipement, ce qui implique de saisir le ministère pour tenir une session de mobilisation des fonds et s’informer des résultats des négociations avec l’investisseur saoudien.
De son côté, l’APAL a exprimé sa disponibilité à gérer le littoral, tandis que le représentant de la municipalité de Sfax a confirmé que les interventions nécessaires seront effectuées dès la levée des barrières.
Les membres du conseil régional se sont accordés sur l’importance de réconcilier la ville avec sa mer et de mettre fin à des décennies de privation des habitants de Sfax des plages de Taparura.
Ils ont appelé à la levée des barrières sur le domaine public maritime et à l’ouverture immédiate des plages sud de Taparura, la société Taparura devant prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses équipements, conformément à la demande formulée par le conseil local de Sfax Médina.
La séance a été également l’occasion d’aborder plusieurs questions se rapportant à ce dossier, dont notamment les problèmes liés au domaine public maritime à Kerkennah et Sidi Mansour, les infractions qui y sont constatées et le rôle des parties prenantes dans leur traitement.
La question environnementale a aussi été soulevée, ainsi que les retards dans les études de réhabilitation des plages nord, entre le port de Sfax et le port de Sidi Mansour, et l’absence de résolution du problème de raccordement au réseau d’assainissement avec la municipalité en raison d’infractions persistantes.


