Dans la délégation de Majel Bel Abbes (gouvernorat de Kasserine), les opérations de collecte de la récolte de céréales au niveau des périmètres irriguées, ont atteint jusqu’à présent 70 %, avec l’approche de la fin de la saison, au milieu d’indicateurs de production qualifiés de “positifs”, selon Mohamed Hechmi Farhi, membre de l’Union locale de l’agriculture.
Il a souligné à l’Agence TAP que la saison actuelle s’est caractérisée par des conditions climatiques favorables dans les différentes régions où les précipitations enregistrées ont contribué à améliorer la productivité des cultures, rappelant que la délégation de Majel Bel Abbes a commencé à expérimenter la culture des céréales irriguées depuis trois ans, et que les superficies cultivées connaissent un développement progressif d’une saison à l’autre, parallèlement à l’amélioration de la production.
En effet, les périmètres consacrés aux céréales irriguées dans la région ont atteint au cours de la saison actuelle 250 hectares avec une production d’environ 15 000 quintaux, a-t-il fait savoir, estimant que le secteur des céréales irriguées dans la délégation est l’un des secteurs agricoles prometteurs.
En revanche, la même source a fait remarquer qu’une série de problèmes risquent d’entraver le développement de cette activité, parmi lesquels les difficultés rencontrées par les agriculteurs au début de la saison pour se procurer des semences et des engrais, en plus du manque d’engins agricole, notamment pour les opérations de labour et d’ensemencement.
Farhi a également évoqué des problèmes liés à l’eau, car un grand nombre d’agriculteurs de la région ont besoin de régulariser la situation de leurs puits et obtenir les autorisations nécessaires qui leur permettent d’installer des systèmes solaires, ce qui contribue à réduire le coût du pompage et garantir la régularité des opérations d’irrigation.
Il a également déploré l’absence d’un point de collecte des céréales dans la délégation de Majel Bel Abbes où les producteurs sont contraints de transporter leurs récoltes vers la région de Sidi Aïch dans le gouvernorat de Gafsa, ce qui a alourdi leur charge avec des frais de transport supplémentaires et a affecté la rentabilité de leur activité, selon ses dires.


