
Une réglementation stricte pour le partage de l’espace
L’occupation du littoral par des opérateurs privés est strictement encadrée par la loi. Mehdi Belhaj a été formel : les bénéficiaires d’autorisations d’exploitation ne sont nullement autorisés à privatiser l’intégralité de la bande côtière. La règle est claire : l’exploitant ne peut occuper plus de la moitié de la largeur d’une plage, garantissant ainsi que l’autre moitié demeure entièrement accessible au public.
Un dispositif de contrôle et d’alerte immédiat
Pour assurer le respect de ces dispositions, l’APAL mise sur la vigilance citoyenne en mettant à disposition le numéro vert 1820. Ce canal permet de signaler toute infraction en temps réel, garantissant une intervention immédiate des services compétents. Cette action s’inscrit dans une coordination interministérielle impliquant le ministère de l’Intérieur, les municipalités et le ministère du Tourisme, visant à protéger la sécurité des estivants et l’intégrité du domaine maritime.
Des sanctions dissuasives : l’arsenal répressif
La phase de pédagogie ayant pris fin, l’heure est désormais aux sanctions. L’arsenal juridique mobilisé est particulièrement sévère pour les contrevenants. Les amendes encourues varient de 100 à 50 000 dinars, et des peines d’emprisonnement allant de 16 jours à un an peuvent être prononcées en cas de violation avérée des règles d’occupation. L’APAL en appelle également à la responsabilité civique de chacun pour préserver la propreté du littoral, véritable bien commun national.
EN BREF
- Accès garanti : Le domaine public maritime demeure libre, égal et gratuit pour tous les citoyens.
- Règle des 50 % : Les exploitants autorisés ne peuvent occuper plus de la moitié de la largeur de la plage.
- Alerte citoyenne : Le numéro vert 1820 permet de signaler toute infraction pour une intervention immédiate.
- Sanctions lourdes : Les contrevenants risquent de 100 à 50 000 dinars d’amende et jusqu’à un an de prison.
- Fin de la sensibilisation : Après le lancement des campagnes le 11 juin, les autorités entrent dans une phase de contrôle et de répression.


