Les membres de la Commission des finances et du budget relevant de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) se sont interrogés sur la faisabilité des hypothèses économiques et financières sous-jacentes au Plan de développement 2026-2030.
Ils ont mis l’accent sur la possibilité de parvenir à réaliser les objectifs liés à la croissance, l’investissement, l’emploi et les équilibres financiers, compte tenu des pressions exercées sur les finances publiques, de la hausse du coût du service de la dette et des besoins de financement croissants.
Les députés ont également évoqué les retards enregistrés au niveau de l’achèvement des projets publics, à cause des retards accusés dans le paiement des entreprises, freinant ainsi l’investissement et perturbant le tissu économique.
Lors d’une séance préliminaire tenue lundi pour examiner le Plan de développement 2026-2030, les députés ont souligné que la concrétisation dudit plan reste tributaire du parachèvement des réformes législatives, citant la révision du cadre juridique des investissements, du code des changes et de la législation relative au développement local et régional, outre l’harmonisation des lois et des textes législatifs afin de faciliter la mise en œuvre des projets et de réduire les obstacles administratifs.
Ils ont estimé que les projets inclus dans le projet du plan de développement ne s’inscrivent pas dans une vision nationale globale favorisant une transformation structurelle de l’économie. Ils ont mis l’accent sur la nécessité d’inscrire les projets locaux et régionaux dans un plan national favorisant l’intégration interrégionale et l’utilisation efficiente des ressources publiques.
Ils ont, par ailleurs, souligné que l’élaboration du plan de développement devrait tenir compte des spécificités de chaque région, en valorisant ses ressources naturelles et humaines ainsi que ses avantages concurrentiels. Ils ont mis l’accent sur la nécessité de la mise en place de systèmes économiques intégrés soutenant l’investissement et l’emploi, ainsi que le développement de l’intégration économique entre les différentes régions.
Ils ont appelé à un examen approfondi des priorités du projet de plan de développement et à classer les projets selon leur rentabilité économique et sociale, outre l’élaboration des indicateurs de performance clairs et des mécanismes de suivi et d’évaluation, afin de favoriser la concrétisation du plan.
Les députés ont souligné que le rapport de la commission devra inclure des recommandations pratiques conformément à un calendrier prédéfini permettant à l’ARP d’évaluer l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre les programmes et les réformes prévus dans le plan.


