Une équipe de chercheurs tuniso-algérienne est parvenue à de nouvelles conclusions scientifiques concernant l’histoire géologique ancienne de la région de Souk Ahras, dans l’Est de l’Algérie, selon un article publié dans le numéro de juillet 2026 de la revue « Journal of African Earth Sciences ».

Intitulée « Nouvelles données sur l’âge et les environnements de sédimentation des unités du Paléogène dans la région de Souk Ahras, à l’Est de l’Algérie », cette étude a porté sur l’évolution des environnements géologiques et marins de la région au cours de dizaines de millions d’années, et a également fourni de nouvelles données sur l’histoire de l’ancien bassin géologique du Maroc et l’évolution des chaînes de montagnes en Afrique du Nord.

L’équipe est composée des chercheuses et chercheurs Maysoun Chouaibi, Narjes Karoui Yakoub, Mohamed Tlili, Jalila Saadi et Mohamed Ghanmi, spécialistes des domaines de la géologie, de la stratigraphie, de la paléontologie microfossile et de la tectonique.

Plusieurs institutions universitaires et de recherche prestigieuses de Tunisie et d’Algérie ont également participé à la réalisation de cette étude. Du côté tunisien, des chercheurs de l’Université de Tunis El Manar et de l’Université de Carthage y ont contribué, tandis que du côté algérien, des chercheurs de l’Université Béji Mokhtar d’Annaba, réputée pour ses contributions scientifiques dans les domaines de la géologie et des ressources naturelles, y ont pris part.

L’étude s’est concentrée sur la région d’Ouled Idris, située au nord de la ville de Souk Ahras, où les chercheurs ont prélevé des dizaines d’échantillons rocheux provenant des couches géologiques affleurant à la surface. Après analyse de ces échantillons à l’aide de techniques de paléontologie microscopique, l’équipe a pu identifier l’âge de plusieurs couches sédimentaires datant du Paléogène, période qui s’étendait entre environ 66 et 23 millions d’années.

Le projet a également bénéficié de la contribution du laboratoire des ressources minérales et de l’environnement de la Faculté des sciences de Tunis, ainsi que du soutien technique apporté par l’Institut tunisien des activités pétrolières, notamment dans le domaine de l’imagerie microscopique des microfossiles utilisés dans l’étude.