La protection du patrimoine forestier et des récoltes agricoles constitue « une priorité nationale », a affirmé le chef de cabinet du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Haykel Hochlef. Il a appelé à renforcer la prévention, la coordination entre les différents intervenants et les dispositifs de surveillance afin de mieux faire face aux incendies durant la saison estivale.

Ces déclarations ont été faites jeudi à l’occasion d’une séance de travail consacrée à l’évaluation des interventions menées contre les incendies de cultures et d’espaces forestiers au cours de l’été 2026.

Prévention, coordination et technologies au cœur des recommandations

Haykel Hochlef a insisté sur l’importance d’une approche proactive reposant sur la prévention, le renforcement de la coordination entre les structures concernées et le développement des systèmes de surveillance et d’alerte précoce.

Il a également recommandé d’intensifier les campagnes de sensibilisation destinées aux agriculteurs, aux riverains et aux usagers des espaces forestiers. Il a, par ailleurs, appelé à renforcer les moyens humains et logistiques des équipes d’intervention et à recourir davantage aux technologies modernes pour la surveillance des incendies et l’évaluation des dégâts.

Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture, ces mesures visent à améliorer l’efficacité des interventions tout en préservant le patrimoine forestier et la production agricole.

1 000 incendies recensés depuis le début de la saison

La réunion, présidée par le chef de cabinet au nom du ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, a rassemblé le directeur général de la Direction générale des forêts, des cadres centraux et régionaux du ministère ainsi que des représentants des ministères de l’Intérieur, de la Défense, des Finances, des Transports, de l’Environnement, de l’Équipement et de l’Habitat, de l’Office national de la protection civile et de l’Institut national de la météorologie.

Les participants ont examiné le bilan de la saison des incendies. Les données présentées montrent que les services forestiers ont recensé jusqu’à présent 1 000 incendies. Environ 90 % de ces feux ont concerné des cultures céréalières, des zones de moisson et des herbes sèches, touchant une superficie totale estimée à 12 100 hectares.

Des conditions climatiques défavorables

Les échanges ont également porté sur les principales difficultés rencontrées sur le terrain. Les participants ont cité la hausse des températures, la persistance de la sécheresse, les vents violents et les contraintes liées aux terrains accidentés dans certaines zones d’intervention.

À l’issue de la réunion, Haykel Hochlef a salué l’engagement des agents de la Direction générale des forêts, de l’Office national de la protection civile, des unités de l’armée nationale, des différents corps sécuritaires ainsi que des autorités régionales et locales pour leur mobilisation dans la protection des personnes, des biens, des forêts et des cultures.

La séance s’est conclue par l’adoption de recommandations visant à renforcer la prévention, améliorer la préparation opérationnelle, poursuivre l’évaluation des interventions et consolider la coordination entre les différentes structures concernées.