Des experts en sécurité alimentaire ont souligné ce jeudi que la réduction des risques de contamination alimentaire nécessite de concentrer les efforts et les ressources sur la prévention et la sensibilisation, considérées comme les solutions les plus efficaces et les moins coûteuses pour protéger la santé des citoyens.
Lors d’un forum national organisé par l’Instance nationale de sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) à Tunis, à l’occasion de la célébration de la huitième Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, ils ont indiqué que la contamination alimentaire ne menace pas seulement la santé des individus, mais impose également des charges économiques et sociales croissantes, ce qui fait de l’investissement dans la prévention et la sensibilisation un choix stratégique pour en réduire le coût pour la société et l’État.
Ils ont précisé que tout système de contrôle, quelles que soient ses capacités et l’effectif de son personnel, ne pourra atteindre ses objectifs à lui seul sans la sensibilisation et la participation active des citoyens, le consommateur constituant le maillon final et décisif de la chaîne de la sécurité alimentaire.
Moez Sanaa, expert international en évaluation et gouvernance des risques alimentaires, a souligné que la diffusion d’une culture de la santé et de l’alimentation auprès des consommateurs constitue la première ligne de défense contre les maladies d’origine alimentaire. Il a appelé à intensifier les programmes de sensibilisation et à permettre aux citoyens d’adopter des comportements appropriés en matière d’achat, de conservation et de consommation des aliments.
Il a insisté sur la nécessité de bien utiliser les ressources financières et humaines et de les orienter vers des programmes ayant un impact clair et des résultats tangibles, tout en évitant de gaspiller les moyens dans des interventions à l’utilité limitée, soulignant que la prévention reste plus efficace et moins coûteuse que la réparation des dommages..
Il a également appelé à renforcer la coordination entre les différents acteurs du système de sécurité alimentaire et à développer des mécanismes de prévention et d’intervention précoce afin de limiter les risques avant qu’ils ne se transforment en crises sanitaires.
De son côté, la spécialiste des maladies infectieuses, Rim AbdelMlak, a souligné que la prévention des maladies transmises par voie buccale commence par le respect des règles d’hygiène élémentaires au quotidien, insistant sur l’importance de consommer de l’eau potable, que ce soit en recourant à l’eau en bouteille ou en faisant bouillir l’eau avant de la consommer si nécessaire.
Elle a expliqué qu’il est recommandé pour limiter la transmission des germes, de bien cuire les aliments, en consommant des repas chauds et en protégeant les plats préparés de toute contamination en les couvrant et en les conservant dans des conditions d’hygiène appropriées.
Elle a ajouté que l’hygiène dans la cuisine constitue la première ligne de défense contre de nombreuses maladies, appelant à nettoyer régulièrement les plans de travail et les ustensiles, à se laver les mains fréquemment pendant la préparation des repas, ainsi qu’à bien laver les fruits et légumes et à les éplucher avant de les consommer dans la mesure du possible.


