La Fondation Tunisie pour le Développement a inauguré mardi à Sidi Bouzid le centre technologique « Elife », destiné à renforcer les compétences des jeunes, favoriser leur insertion dans les secteurs numérique et industriel et soutenir l’entrepreneuriat ainsi que la création d’emplois dans les régions de l’intérieur.

Selon le président de la Fondation, Badr Eddine Ouali, ce cinquième centre du réseau « Elife» vise à adapter les formations aux besoins réels du marché du travail local.

Il devrait permettre à près des trois quarts des bénéficiaires d’accéder à un emploi et ambitionne de générer environ 1.000 postes par an.

Le directeur exécutif de la Fondation, Hassèn Manaï, a indiqué que le centre offrira des formations dans les domaines technologiques, industriels et agricoles, avec une capacité d’accueil de 1.500 bénéficiaires par an.

Il a souligné que 84 % des jeunes formés dans les centres « Elife» obtiennent un contrat de travail stable dans les trois mois suivant la fin de leur formation.

Toutes les prestations du programme sont gratuites et comprennent également des activités de sensibilisation, un accompagnement à la création d’entreprises et un appui aux start-up.

Présente à l’inauguration, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a salué l’ouverture de ce nouveau centre, qu’elle a qualifié d’exemple de coopération entre la France, l’Allemagne et la Fondation Tunisie pour le Développement au service de l’emploi des jeunes et du développement régional.

Le centre de Sidi Bouzid a été financé conjointement par le Programme Invest for Jobs, mis en œuvre par la banque de développement allemande dans le cadre de l’initiative « Travail décent pour une transition juste » du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, avec un soutien de l’Agence française de développement pour le renforcement des infrastructures numériques.

Avec l’ouverture du centre de Sidi Bouzid et celle prévue mercredi à Tozeur, le réseau « Elife» comptera désormais six centres opérationnels en Tunisie, après ceux de Siliana, Béja, Le Kef et Djerba, dans le gouvernorat de Médenine.

Il vise à renforcer l’inclusion économique et sociale des jeunes grâce à des formations adaptées aux besoins des entreprises et au soutien de l’innovation entrepreneuriale.