L’équipe nationale iranienne de football a ⁠quitté dimanche son camp de base de Tijuana sous les acclamations d’une foule nombreuse. Les supporters se sont massés sur cinq rangées le long du trottoir bondé devant leur hôtel, à la veille de ​leur premier match de Coupe du monde contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles.

Les supporters, serrés contre une clôture métallique verte, scandaient “Team Melli”, qui ⁠signifie “équipe nationale” en persan, tandis que les joueurs sortaient de l’hôtel et se dirigeaient vers le bus qui les attendait.

Des membres du personnel vêtus de ⁠maillots rouges de l’Iran avaient distribué de petits drapeaux iraniens à la foule à travers la clôture, qui les agitait frénétiquement à l’arrivée de l’équipe.

De nombreux joueurs, élégamment vêtus de polos bleu marine et de pantalons beiges, ont salué et souri à la foule rassemblée, tandis que certains membres de la délégation filmaient la scène avec leur téléphone.

Un supporter tenait une pancarte jaune sur laquelle était inscrit en lettres noires : “Iran, tu ne marcheras jamais seul. Le Mexique est avec toi.” Un jeune garçon ​perché sur les épaules de quelqu’un tenait fermement l’album officiel de vignettes Panini de la Coupe du monde de la FIFA 2026, ouvert à la page de l’équipe d’Iran.

La foule a même entonné en espagnol : “Iran, frère, ‌tu es mexicain maintenant.”

Le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, se tenait devant l’hôtel tandis que les joueurs partaient, de nombreux supporters emboîtant le pas au bus dans la rue alors qu’il s’éloignait.

Tijuana ne ⁠compte qu’une vingtaine d’Iraniens, loin derrière Los Angeles, qui abrite la plus grande communauté iranienne ‌hors d’Iran.

Des dizaines de milliers d’Irano-Américains vivent à Los Angeles, où une diaspora distincte, souvent appelée “Tehrangeles”, s’est implantée.

L’entraîneur Amir Ghalenoei et l’attaquant Mehdi Taremi doivent participer à une conférence de presse au Los Angeles Stadium à 18h45 (22h45 GMT).

Des membres de la communauté irano-américaine ont prévu de se rassembler près du Los Angeles Stadium plus tard dimanche pour protester contre ce qu’ils qualifient de violations persistantes des droits de l’homme par le gouvernement iranien.

L’Iran a dû transférer son camp de base ‌pour la Coupe du monde d’un complexe sportif en Arizona ⁠vers le Mexique à la fin du mois dernier.

Le match du groupe G de lundi contre la Nouvelle-Zélande au Los Angeles Stadium se déroulera dans le contexte de conflit entre les USA ⁠et l’Iran, ajoutant une atmosphère tendue à une rencontre entre deux nations qui ne se sont jamais affrontées en Coupe du monde.