
Un partenariat public-privé ancré dans la pérennité stratégique
Dans un écosystème macroéconomique où le financement public de la culture fait face à des arbitrages complexes, le rôle des institutions financières s’avère déterminant. Présenté officiellement ce jeudi 4 juin 2026 au siège de l’Arab Tunisian Bank (ATB), le programme de la 17e édition du Prix arabe « Mustapha Azzouz » de littérature jeunesse illustre un modèle d’engagement réussi. Organisé en partenariat avec l’Association du Forum de la littérature jeunesse, cet événement se tiendra les 12 et 13 juin 2026 à la salle Tahar Chériaa de la Cité de la Culture à Tunis.
Ce rendez-vous ne relève pas d’une action ponctuelle de communication RSE. Comme l’a rappelé Riadh Hajjej, directeur général de l’ATB, il s’inscrit dans la continuité d’un partenariat culturel structurel engagé depuis 2010. Pour l’institution bancaire, ce soutien pérenne à la création littéraire reflète une vision à long terme : contribuer activement au développement culturel et intellectuel des jeunes générations tout en préservant l’héritage des figures de l’éducation, à l’instar de l’écrivain éponyme Mustapha Azzouz.
Une attractivité régionale en forte croissance quantitative et qualitative
Les indicateurs de performance de l’édition 2026 témoignent de l’influence croissante de ce prix sur l’échiquier culturel moyen-oriental et maghrébin. Cette année, le concours franchit un cap avec la participation de 130 auteurs et créateurs venus de Tunisie et de plusieurs pays arabes. Cette hausse de la participation confirme le statut du prix comme plateforme de référence pour la production littéraire arabophone.
La dotation financière globale, entièrement prise en charge par l’ATB, constitue un puissant stimulus pour la création. Les récompenses se déclinent ainsi :
- Premier prix : 12 000 dinars ;
- Deuxième prix : 8 000 dinars ;
- Troisième prix : 5 000 dinars.
Fait notable, la relève éditoriale est directement intégrée au cœur du dispositif. Le concours enregistre la participation de 17 enfants et jeunes créateurs, stimulés par trois prix d’encouragement dotés de 1 000 dinars chacun. Cette démarche assure le renouvellement des talents de l’industrie du livre de demain.
Du concours littéraire au think tank académique
L’ambition de la manifestation dépasse le cadre de la simple remise de prix pour embrasser une dimension scientifique indispensable à la structuration du secteur. En parallèle des délibérations, le colloque arabe de littérature jeunesse se penchera sur une thématique pointue : «Les structures narratives dans la littérature de fiction destinée à l’enfant arabe».
Une douzaine de communications scientifiques seront présentées par des universitaires, chercheurs et spécialistes transfrontaliers. Ce volet académique, salué par Riadh Hajjej et porté par l’Association du Forum de la littérature jeunesse sous la présidence du Dr Mohamed Aït Mihoub, transforme l’événement en un véritable laboratoire d’analyse critique.
À l’heure de la transition numérique et des mutations de la consommation médiatique chez les jeunes, décrypter les mécanismes du récit jeunesse est un enjeu éducatif et économique majeur pour le monde arabe.
EN BREF
- Événement : Lancement officiel de la 17e édition du Prix arabe « Mustapha Azzouz » de littérature jeunesse à Tunis (12-13 juin 2026).
- Partenariat historique : Un engagement de l’Arab Tunisian Bank (ATB) initié en 2010 aux côtés de l’Association du Forum de la littérature jeunesse.
- Participation record : 130 auteurs et créateurs du monde arabe et 17 jeunes talents en compétition pour cette édition 2026.
- Dotation financière : Des prix majeurs allant de 5 000 à 12 000 dinars, complétés par des prix d’encouragement pour la jeunesse.
- Volet scientifique : Organisation d’un colloque académique réunissant une douzaine d’experts autour des structures narratives de la fiction pour enfants.


