La conférence nationale sur la transition énergétique, organisée, les 20 et 21 mai 2026, par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) sur le thème “Une transition énergétique juste, durable et innovante”, à l’occasion de son 40ème anniversaire a été clôturée, jeudi, par Afef Chachi Tayari, cheffe de cabinet du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Cette conférence a abouti à une série de recommandations stratégiques visant à renforcer la souveraineté énergétique de la Tunisie face aux défis climatiques et à la volatilité des marchés mondiaux.

D’après l’ANME, les discussions menées dans le cadre de ce conclave de deux jours, ont soulevé l’importance d’accélérer le développement des énergies renouvelables et de renforcer l’efficacité énergétique dans tous les secteurs. Cela doit s’accompagner d’une révision du cadre législatif et réglementaire régissant le domaine.

Les participants à cette conférence ont aussi souligné l’impératif de valoriser les compétences nationales, tant dans le secteur public que privé et au sein des startups, pour mettre en œuvre des projets à haute valeur ajoutée. Un accent particulier a été mis sur l’encouragement de l’innovation technologique et de la recherche scientifique, en accordant la priorité aux technologies propres, à la mobilité électrique, aux réseaux intelligents et à la transformation numérique.

Le développement de mécanismes de financement innovants et l’amélioration des stratégies de mobilisation des ressources financières ont été également recommandés dans l’objectif de structurer des projets attractifs ayant une rentabilité économique et environnementale élevée, tout en intensifiant la coopération internationale.

A cette occasion, Tayari a souligné le rôle central de l’ANME dans la construction d’un modèle de développement plus compétitif et dans l’établissement d’une expertise nationale reconnue aux niveaux régional et international en matière de maîtrise de l’énergie. Elle a également insisté sur l’importance de la coordination entre les secteurs public et privé, ainsi que sur l’investissement dans les compétences humaines, les infrastructures énergétiques et les technologies du futur pour relever ces défis dans un contexte international marqué par la volatilité des marchés mondiaux et les changements climatiques.