
Ces pièces archéologiques et historiques, disparues des inventaires nationaux, font l’objet d’avis de recherche internationaux sur la plateforme numérique développée par l’UNESCO en partenariat avec INTERPOL.
Le « Cupidon assis sur un dauphin » (réf. VM-TN-24-003), provenant du site archéologique de Dougga, est une œuvre en marbre blanc haute de neuf centimètres découverte lors de fouilles officielles menées entre 2002 et 2004 près d’un temple du site antique. Datée de la période romaine comprise entre 146 av. J.-C. et 439 apr. J.-C., elle représente un enfant nu assis sur un dauphin, bien que la tête du personnage et la queue de l’animal soient manquantes.
La « Tête de déesse » (réf. VM-TN-24-001), également issue du site antique de Dougga, est une sculpture en marbre blanc d’environ vingt centimètres de hauteur mise au jour en 1998 à proximité du Capitole. Malgré un nez endommagé, l’œuvre appartient à la tradition sculpturale romaine d’Afrique du Nord.
Le feuillet de Coran enluminé (réf. VM-TN-24-004) provient de la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan. Datée du Xe siècle, la page présente une écriture coufique ornée d’encres polychromes et de macarons dorés séparant les versets.
Lancée lors de la conférence mondiale MONDIACULT en septembre 2025 à Barcelone, la plateforme du Musée virtuel des biens culturels volés repose sur un système de modélisation numérique destiné à faciliter l’identification et la restitution des objets recherchés.
L’UNESCO a annoncé lundi le lancement de la version espagnole de cette plateforme, étendant son accessibilité à l’Amérique latine et aux Caraïbes, alors que le dispositif revendique plus de 1,6 million de pages consultées depuis son ouverture.
En marge des célébrations du 80e anniversaire du Conseil international des musées (ICOM), la Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’UNESCO a réaffirmé son soutien aux mécanismes internationaux de restitution des biens culturels illicitement déplacés et à l’utilisation des outils numériques de lutte contre le trafic illicite.
Selon les principes de fonctionnement du Musée virtuel développé par l’UNESCO et INTERPOL, les objets figurant dans la galerie principale correspondent à des biens culturels officiellement signalés comme volés et faisant l’objet de recherches internationales. Les œuvres localisées et restituées sont ensuite transférées vers un espace numérique consacré aux restitutions réussies.


