L’Organisation Tunisienne pour Informer le consommateur (OTIC) a exprimé mardi, son inquiétude quant à l’augmentation des dépassements en matière de traitement des dossiers de visa, appelant à soumettre les sociétés “intermédiaires” actives dans ce domaine à un contrôle juridique, financier et fiscal strict et à revoir le cadre réglementaire organisant cette activité dans le cadre du respect ” de la souveraineté nationale”.
Pour l’OTIC, la délégation d’une partie des services de traitement des dossiers de visa, (par les chancelleries étrangères) a engendré en Tunisie un système offrant un service dont la valeur ajoutée est limitée mais les coûts de plus en plus élevés.
A cet égard, les tarifs observés en contrepartie des services administratifs offerts au citoyen (réservation de rendez-vous, réception des dossiers) sont dans plusieurs cas “irraisonnables”, et ce, sans garanties quant à la qualité des services, aux délais de traitements ou de protection des données personnelles et biométriques sensibles, précise-t-elle.
Pour l’organisation, la loi numéro 36 de 2015 relative à la concurrence et aux prix permet aux autorités publiques d’intervenir en cas de dépassement sur le marché et des agissements aboutissant à des augmentations non justifiées des prix.
L’OTIC a appelé à soumettre les sociétés actives dans ce domaine à un audit “complet ” concernant leur respect de la législation tunisienne en la matière et a procédé à une révision de la législation relative à ce domaine en vue de protéger le demandeur de visa et lui permettre d’obtenir un remboursement total ou partiel des frais de service en cas de rejet de sa demande. Selon elle, des mécanismes plus équitables sont en vigueur dans d’autre pays.
Pour l’organisation il est impératif de mettre à en place, au sein du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, un mécanisme officiel et transparent, chargé de la réception et de traitement des réclamations des demandeurs de visa, pointant le nombre élevé de dépassements commis par les sociétés intermédiaires chargés des services de traitement des demandes de visa, tels que TLS contact. Pour l’OTIC, leurs services ont donné lieu a des violations en matière de respects des principes de transparence, de concurrence loyale et de protection des données personnelles.


