Les travaux de la première édition du congrès scientifique international intitulé « Éducation et intelligence artificielle : opportunités illimitées et défis cognitifs » ont démarré, vendredi, à l’Institut supérieur des études appliquées en humanités à Mahdia.
Une trentaine d’enseignants-chercheurs venus de Tunisie, d’Algérie, de Libye et du Maroc en prix part à ce congrès, lequel a également connu ainsi une présence significative d’étudiants et d’acteurs intéressés par les questions éducatives.
Dans son allocution d’ouverture, le directeur de l’institut, Abdelraouf Ben Faleh, a souligné que cette manifestation scientifique, organisée sous l’égide de l’Université de Monastir, s’inscrit dans une démarche prospective visant à interroger les mutations profondes que connaît le champ éducatif à l’ère de la transformation numérique, notamment en ce qui concerne les défis liés à l’intégration des technologies avancées dans les systèmes éducatifs arabes.
Il a, en outre, insisté sur l’impératif d’engager une réflexion académique approfondie autour des interactions entre éducation et intelligence artificielle.
L’intervenant a mis en avant le potentiel de l’intelligence artificielle pour renforcer la recherche scientifique et renouveler l’ingénierie pédagogique, tout en soulignant la nécessité maîtriser ses outils et d’en cerner les limites afin d’en optimiser l’usage dans des politiques éducatives intégrées.
De son côté, l’enseignant-chercheur à l’institut, Anouar Bettaïeb, a insisté sur l’importance du contexte actuel, marqué par l’essor de l’IA dans l’éducation, la qualifiant de levier de transformation des approches pédagogiques, à condition d’en encadrer les usages.
Il a également souligne que son intégration dans des secteurs clés pourrait générer des mutations socio-économiques significatives.
Le congrès propose, sur deux jours, des communications axées notamment sur l’IA générative dans l’enseignement supérieur, l’amélioration des compétences rédactionnelles et l’évolution du rôle cognitif de l’enseignant.


