L’hiver 2025-2026 a été marqué par une pluviométrie très variable dans le temps et dans l’espace, avec un épisode pluvieux exceptionnel en janvier ayant généré des cumuls largement excédentaires, notamment dans les régions du nord et du Sahel, suivi d’un mois de février nettement déficitaire, indique l’Institut National de la Météorologie (INM).

Les précipitations de janvier 2026 constituent l’événement marquant de la saison de trois mois (décembre, janvier et février), avec un épisode pluvieux d’une intensité remarquable les 19 et 20 janvier, ajoute l’INM dans un bulletin climatique publié mercredi.

Le 19 janvier, des cumuls journaliers très élevés ont été enregistrés, atteignant 84 mm à Tunis (record quotidien), 143,6 mm à Monastir, 111,2 mm à Enfidha et 87,7 mm à Zaghouan. Les pluies se sont poursuivies le 20 janvier avec 74,4 mm à Kélibia et 67,2 mm à Tunis.

Des cumuls exceptionnels ont été relevés dans plusieurs stations pluviométriques, notamment 242 mm à Sayada-Lamta, 206 mm à Sidi Bou Saïd, 205 mm à El Mida, 203 mm à Oued El Hma et 201 mm à Zaghouan.

Cet épisode a fortement contribué à l’excédent pluviométrique mensuel, avec des cumuls atteignant 299,1 mm à Nabeul, 254,8 mm à Tunis, 231,5 mm à Kélibia et 186 mm à Monastir, confirmant le caractère exceptionnellement arrosé de janvier 2026, en particulier sur le nord et le Sahel.

Un hiver plus doux que la normale

Sur le plan thermique, l’hiver a été globalement plus doux que la normale, avec des températures supérieures aux moyennes saisonnières dans la quasi-totalité des stations, traduisant une anomalie thermique positive généralisée.

Le mois de février 2026 a été marqué par une douceur exceptionnelle à l’échelle nationale. Les températures moyennes mensuelles ont largement dépassé les normales climatologiques dans l’ensemble des 26 stations, faisant de février 2026 le mois de février le plus chaud enregistré depuis 1950.

Cette anomalie thermique positive s’est maintenue durant une grande partie du mois, touchant aussi bien le nord que le centre et le sud du pays.

Cet épisode de douceur hivernale s’est accompagné d’un déficit pluviométrique généralisé, avec des cumuls nettement inférieurs aux normales, particulièrement marqués dans les régions du centre et du sud.

Ainsi, la combinaison de températures anormalement élevées et de faibles précipitations a conduit à des conditions exceptionnellement chaudes et sèches.

La température moyenne de l’hiver 2025-2026, calculée à partir de 26 stations principales représentatives et réparties sur l’ensemble du territoire, a atteint 13,7 °C, soit un excédent de 1,8 °C par rapport à la normale.

Au cours de cet hiver, la température moyenne a été supérieure à la normale dans toutes les régions, variant entre 8,8 °C à Thala et 15,9 °C à Djerba.

S’agissant des températures maximales, elles ont atteint en moyenne 18,2 °C, dépassant la normale de 1,5 °C dans l’ensemble du pays.

Concernant les vents, les vitesses maximales enregistrées du 28 au 31 janvier témoignent d’un épisode particulièrement intense et généralisé. La majorité des stations ont dépassé le seuil des 100 km/h, traduisant des conditions météorologiques fortement perturbées et un épisode venteux étendu sur une grande partie du territoire.