Le projet de renforcement du système oasien à Kébili, à travers la réintroduction de variétés locales d’arbres fruitiers et de cultures sous-jacentes, a atteint un taux d’avancement dépassant 90% ,a indiqué le président de l’association “Nefzaoua pour l’enseignement supérieur et la recherche scientifique”, Hammadi Hamza.

Dans une déclaration à la TAP, il a précisé que le projet, financé par le Fonds pour l’environnement mondial, est mis en œuvre par l’association Nefzaoua en partenariat avec l’Institut des régions arides, le commissariat régional au développement agricole de Kébili et l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche.

Il vise à réhabiliter le modèle traditionnel des oasis fondé sur le système des trois strates (palmiers, arboriculture fruitière et cultures fourragères), afin de renforcer la biodiversité, d’atténuer les effets des changements climatiques et d’améliorer la résilience des écosystèmes oasiens face aux aléas.

Dans ce cadre, une pépinière regroupant plusieurs espèces fruitières, notamment le figuier, l’abricotier, le pêcher et le pommier, a été mise en place au sein de l’Institut des régions arides à Kébili.

Les plants ont été distribués aux agriculteurs afin d’encourager leur adoption dans les exploitations agricoles, lesquelles doivent également intégrer la troisième strate dédiée aux cultures fourragères.

Le responsable a, en outre, fait état de la distribution, au cours du mois d’avril, de plants d’espèces locales adaptées aux conditions climatiques, parallèlement à l’organisation de sessions de formation au profit des agriculteurs, portant sur les bonnes pratiques en agriculture oasienne.

Il a enfin souligné que le projet approche de sa phase d’achèvement, avec un horizon de trois à quatre mois pour sa clôture.