Les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie ont bondi de 30,3 % en 2025, atteignant 3,572 milliards de dinars contre 2,742 milliards de dinars en 2024, dépassant ainsi l’objectif annuel fixé à 3,4 milliards de dinars, a appris l’agence TAP auprès de l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA).

Fort de ces résultats, l’État tunisien se fixe un nouvel objectif ambitieux pour 2026, première année de mise en œuvre du plan quinquennal de développement 2023-2026, en visant la mobilisation de 4 milliards de dinars d’investissements étrangers. Pour y parvenir, l’exécutif ambitionne d’adopter des réformes majeures, dont la révision du code d’investissement pour améliorer le climat des affaires.

La dynamique haussière s’observe sur plusieurs années, avec des progressions remarquables de 41 % en 2023, 60,7 % en 2022 et même 90 % en 2021, en sortie de crise pandémique. Cette performance est principalement tirée par les IDE qui totalisent 3,506 milliards de dinars sur l’année, en hausse de 30,1 % par rapport à 2024.

Le secteur manufacturier reste le principal aimant à capitaux, captant 62,6 % du total des IDE avec 2,194 milliards de dinars, contre 1,769 milliard de dinars un an plus tôt. Il est suivi par les services (657,9 millions de dinars), l’énergie (570,8 millions de dinars) et l’agriculture (83,7 millions de dinars). Hors secteur énergétique, ces investissements se sont concrétisés par 921 opérations, permettant la création de 14 085 nouveaux emplois.

Ces projets se répartissent entre 102 créations d’entreprises (356,6 millions de dinars) ayant généré 3 914 emplois, et 819 projets d’extension (2,579 milliards de dinars) qui ont contribué à hauteur de 10 171 postes supplémentaires. L’industrie reste le premier pourvoyeur d’emplois avec 12 468 postes, notamment grâce aux industries électriques et électroniques (527 emplois).

Géographiquement, l’attractivité reste polarisée sur les zones côtières. Le deuxième district, regroupant les gouvernorats de Tunis, l’Ariana, Ben Arous, Zaghouan, la Manouba et Nabeul, concentre à lui seul 64 % des flux hors énergie (1,8783 milliard de dinars), le gouvernorat de Tunis arrivant en tête avec 560,6 millions de dinars.

La France confirme sa position de premier investisseur en Tunisie avec des flux de 899,8 millions de dinars et la création de 4 354 emplois. Elle est suivie par l’Allemagne (391,3 millions de dinars), l’Italie (334,7 millions de dinars), les Pays-Bas (191,2 millions de dinars) et les États-Unis (137,9 millions de dinars).