EauLe passage à la nouvelle année s’est déroulé sans eau potable pour de nombreux habitants du Grand Tunis. Depuis l’aube du jeudi 1er janvier 2026, une panne majeure perturbe fortement l’approvisionnement en eau dans plusieurs zones densément peuplées de la capitale et de sa banlieue, mettant à rude épreuve la patience des usagers.

Selon un communiqué de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), l’incident est survenu vers 2 heures du matin (jeudi 1 décembre 2025), à la suite de la rupture d’une conduite principale d’adduction d’un diamètre de 1.400 mm, au niveau de la route périphérique, à hauteur du quartier El Hadika.

Des quartiers entiers privés d’eau potable

Cette casse a entraîné des perturbations et des coupures totales dans plusieurs délégations. Sont concernées la délégation d’El Omrane Supérieur, incluant les quartiers Ettahrir, Ibn Khaldoun, Erriadh et El Omrane Supérieur. À El Manzah, les zones d’El Manar 1, 2 et 3, El Menzah 6, 7, 8 et 9, ainsi qu’Ennasr 2 sont touchées. De vastes secteurs des délégations d’Ariana, de la Soukra et de Raoued sont également affectés.

Une reprise annoncée, mais peu constatée

La Sonede a indiqué que ses équipes techniques étaient mobilisées en continu et que la reprise progressive de l’approvisionnement était prévue à partir de minuit, après l’achèvement des travaux. Toutefois, vendredi 2 janvier au matin, de nombreux habitants affirmaient ne toujours pas avoir retrouvé l’eau courante, certains après plus de 24 heures de coupure.

Colère des habitants et explications techniques

Sur les réseaux sociaux, la colère et l’exaspération se sont rapidement exprimées. Témoignages de ménages contraints d’acheter de l’eau minérale, de commerces ralentissant leur activité et de familles sans solution immédiate se multiplient. Un ingénieur a tenté d’expliquer la complexité des travaux, soulignant la nécessité de vidanger entièrement la conduite avant toute réparation, un processus long et lourd.

Un malaise persistant autour du service public

Cette panne ravive un malaise plus large autour de la fréquence des coupures et de la capacité du service public à anticiper et gérer ce type de crise. Pour de nombreux foyers, le Nouvel An 2026 débute ainsi sous le signe de la pénurie et de l’incertitude.