Paix et développement : Le plaidoyer de Wided Bouchamaoui devant l’AG de l’ONU

Par : TAP

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Tunisie doit repenser son modèle économique, dans le fond et dans la forme, le rendre plus inclusif, orienté vers l’innovation et la connaissance, et s’assurer que chaque Tunisienne et tunisien bénéficiera du progrès. C’est ce qu’a affirmé, jeudi 1er septembre à New York , Wided Bouchamaoui, présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA). “C’est un défi encore plus important que le défi politique étant donné le contexte international de crise économique”, a-t-elle souligné, alors qu’elle intervenait lors des travaux du second Forum de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU sur “une culture de la paix” organisé à l’occasion de l’anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Programme d’action sur une culture de la paix.

Il ne suffit pas d’organiser des élections pour devenir une démocratie, estime Mme Bouchamaoui, ajoutant qu’aussi bien la culture de la paix que la culture démocratique sont deux processus très longs qui demandent beaucoup de temps et surtout de l’apprentissage. “En un mot, la paix et la démocratie se cultivent, a-telle martelé.

Abordant la question du terrorisme, Mme Bouchamaoui a déclaré que la menace à la paix et à la sécurité, liée au terrorisme, est au cœur de nos défis en Tunisie. Pour la présidente de la centrale patronale, “au-delà des victimes directes, qui sont souvent des civils, le terrorisme cherche à frapper l’opinion publique, à l’intimider, en instaurant un climat de terreur et de peur”. “Ils ont réussi quelque part, mais nous les combattrons tous ensemble car le problème du terrorisme a dépassé les frontières et doit être considéré comme une des priorités de l’agenda des Nations unies sur la culture de la paix et de la non-violence”.

Elle a, par ailleurs, lancé un appel pour éviter de faire l’amalgame entre les terrorismes et l’islam. “Nous sommes victimes d’un problème sémantique en désignant les terroristes par islamistes, ce qui entraîne d’emblée, dans les esprits, une confusion entre le croyant musulman respectant son prochain et pratiquant sa religion dans la sérénité et le djihadiste prêt à se faire sauter en tuant des innocents”.

Sur un autre plan, Mme Bouchamaoui dira que “nous devons tout faire pour engager notre jeunesse dans la voie d’une culture de la paix et de la non-violence, de la justice, de la réconciliation et du dialogue. Il est plus que jamais opportun d’établir une Politique de la jeunesse en Tunisie qui soit ambitieuse et porteuse d’espoir”, et d’affirmer que “l’espoir de la jeunesse est à son tour lié à l’essor du pays, à son développement. Car il ne peut y avoir développement sans culture de la paix, ni culture de la paix sans développement”.