Fessenheim : un des réacteurs de la centrale nucléaire redémarre

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éaire de Fessenheim (Haut-Rhin), le 14 mars 2011 (Photo : Frederick Florin)

[07/03/2015 17:36:12] Strasbourg (AFP) L’une des deux unités de production de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), arrêtée de manière inopinée il y a une semaine, a pu être redémarrée samedi après des réparations, a indiqué EDF sur le site internet dédié à la centrale.

La doyenne des centrales françaises a connu un arrêt concomitant de ses deux unités de production pendant une semaine, relançant le débat sur son âge et sur la promesse de sa fermeture par François Hollande.

L’une de ces deux unités a été arrêtée dans la nuit du 27 au 28 février pour maintenance et rechargement du combustible du réacteur, de manière programmée et pour plusieurs semaines. Mais l’autre unité avait dû être arrêtée le 28 février de manière imprévue.

EDF avait expliqué avoir identifié un “défaut d’étanchéité sur une tuyauterie située hors de la zone nucléaire”, sans “conséquence sur la sûreté des installations, l’environnement et la sécurité du personnel”.

Après des réparations menées par les équipes de la centrale sur cette tuyauterie, l’unité de production en question “a été recouplée au réseau électrique national” samedi, a indiqué EDF.

La centrale de Fessenheim, installée en bordure du Grand Canal d’Alsace, est dotée de deux réacteurs de 900 mégawatts chacun. Les antinucléaires réclament sa fermeture et son démantèlement depuis de nombreuses années.

François Hollande a réaffirmé lundi qu’elle serait fermée “à l’horizon de la fin du quinquennat”, alors que les doutes sur sa fermeture s’intensifient après le report à 2017 par EDF du démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche), un réacteur de nouvelle génération.

La ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, a plusieurs fois affirmé que d’autres réacteurs que ceux de Fessenheim pourraient être choisis pour être fermés en compensation de la mise en service de nouveaux réacteurs.

Samedi, près de 300 personnes ont manifesté à Strasbourg pour commémorer la catastophe de Fukushima et demander la “fermeture immédiate” de la centrale alsacienne, à l’appel d’un collectif d’associations antinucléaires.