Tunisie : Le BE de l’UTICA rencontre le ministre de l’Industrie pour parler économie

Par : TAP

«Notre priorité aujourd’hui est de remettre l’entreprise dans sa logique d’entreprise». Les propos sont de Mehdi Jomaa, ministre de l’Industrie, au terme de son entretien jeudi 28 mars à Tunis, avec une délégation de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), conduite par sa présidente, Wided Bouchamaoui.

M. Jomaa souligne également l’intérêt «de faire assumer au ministère de l’Industrie des responsabilités pour un nouveau déploiement du potentiel productif dans le cadre de la concertation avec les divers partenaires et du respect de la législation», lit-on dans un communiqué du ministère de l’Industrie.

Mme Bouchamaoui a souligné, à cette occasion, la nécessité pour le ministère de l’Industrie, en particulier, de soutenir un certain nombre de secteurs souffrants en raison de l’insécurité et des effets de la crise économique qui prévaut sur les marchés traditionnels de la Tunisie. Elle a relevé que l’entreprise tunisienne fait face à des risques dus à l’augmentation rapide de ses charges de production et à une concurrence déloyale d’une économie informelle qui ne cesse de s’amplifier.

La présidente de l’UTICA a mis l’accent, également, sur l’importance d’achever l’élaboration du nouveau code d’investissements dans les plus brefs délais, et d’y impliquer les représentants de l’UTICA.

Les membres du Bureau exécutif de l’UTICA ont évoqué, par ailleurs, la question de la compétitivité de l’entreprise tunisienne qui ne cesse de se dégrader à cause des pressions sociales et de l’évolution rapide des charges financières.

Dans sa réponse, M. Jomaa a fait savoir que le gouvernement s’est engagé à répondre aux exigences de cette période de transition et a clairement défini les priorités du ministère. Il a appelé le BE de l’UTICA à une large concertation touchant les secteurs clés de l’économie tunisienne en vue de prendre des actions immédiates permettant de débloquer les dossiers en suspens. «Rétablir la croissance, assurer les équilibres économiques et financiers du pays et renforcer le pouvoir d’achat du citoyen sont parmi les exigences de cette étape auxquelles tous les partenaires doivent adhérer», a-t-il indiqué en substance.

WMC/TAP