Samsung affirme pratiquer la “tolérance zéro” pour le travail des mineurs

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à Suzhou, en Chine, le 5 septembre 2012

[27/02/2013 07:01:18] SEOUL (AFP) Le géant de l’électronique sud-coréen Samsung a défendu mercredi les pratiques de travail au sein de ses usines en Chine, au lendemain de la plainte déposée en France par trois associations de protection des travailleurs et des consommateurs.

Samsung a assuré mercredi qu’il appliquait une politique de “tolérance zéro” en matière de travail des mineurs et qu’il a inspecté tous ses fournisseurs en Chine, après un premier rapport critique de l’ONG China Labour Watch, basée à New York.

“Nous mettons en place une nouvelle politique d’embauche pour renforcer les mesures de vérification d’identité (et des âges), bien que les inspections n’aient révélé aucun cas de travail effectué par des mineurs”, a déclaré Samsung Electronics dans un communiqué.

Les associations Peuples Solidaires, Sherpa et Indecosa-CGT ont déposé plainte mardi devant un tribunal français pour “pratique commerciale trompeuse”, estimant que Samsung a violé ses règles éthiques en particulier sur le travail des enfants, ou sur les règles de sécurité au sein des usines de ses fournisseurs chinois.

Pour leur plainte, les associations se sont appuyées sur les enquêtes de China Labor Watch (CLW), réalisées par des personnes infiltrées chez les fournisseurs de Samsung en Chine et les ont confrontées au code éthique du groupe. L’enquête a duré plusieurs mois en 2012.

Fin novembre, en réaction à l’enquête de CLW, Samsung avait assuré qu’une investigation menée par ses soins n’avait pas trouvé de preuve sur l’emploi d’adolescents dans ses usines, mais avait révélé des pratiques “inappropriées” sur les heures supplémentaires et les amendes en cas de retard ou d’absence.