Juncker affirme son “engagement à assurer la stabilité de la zone euro”

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à Bruxelles (Photo : John Thys)

[24/07/2012 06:50:59] LUXEMBOURG (AFP) Le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker a exprimé mardi son “ferme engagement pour assurer la stabilité de la zone euro dans son ensemble”, après l’abaissement de la perspective de la dette publique de trois pays, dont l’Allemagne, par l’agence de notation Moody’s.

Affirmant dans un communiqué que les “fondamentaux” de ces pays sont “sains”, M. Juncker, qui est aussi Premier ministre du Luxembourg, déclare: “dans ce contexte, nous réaffirmons notre ferme engagement à assurer la stabilité de la zone euro dans son ensemble”.

“Nous prenons bonne note de la décision de Moody’s qui confirme la notation élevée d’un nombre important d’Etats de la zone euro, soutenue par les fondamentaux sains qu’ont ces (trois) pays et d’autres au sein de la zone euro”, souligne-t-il dans son bref communiqué.

L’agence de notation financière Moody’s a annoncé lundi soir qu’elle abaissait de “stable” à “négative” la perspective de l’Allemagne mais également des Pays-Bas et du Luxembourg, deux autres pays de la zone euro qui jouissent eux aussi de la note Aaa, la meilleure possible, censée leur permettre d’emprunter à moindre coût sur les marchés financiers.

Cela signifie que l’agence de notation n’exclut pas un abaissement de la note souveraine en cas de dégradation de la situation.

Elle justifie sa décision par “la probabilité de plus en plus forte d’une sortie de la Grèce de l’euro” et de l'”impact plus large” qu’un tel événement aurait sur des pays déjà exsangues (Espagne, Italie) et sur l’ensemble de la zone euro.

La situation de l’Espagne, quatrième économie de la zone euro, inquiète au plus point les marchés qui craignent de voir le pays demander une aide globale pour se remettre sur pied.

Madrid a déjà demandé de l’aide pour son secteur bancaire et la zone euro s’est engagée à lui prêter jusqu’à 100 milliards d’euros, mais ce sauvetage semble insuffisant face aux difficultés économiques du pays.

Ces inquiétudes pèsent par ricochets sur l’Italie, plombée par une dette colossale et qui voit ses taux d’emprunt s’envoler sur le marché de la dette.