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| ènes, le 27 octobre 2011 (Photo : Louisa Gouliamaki) |
[16/05/2012 13:18:28] PARIS (AFP) Les places financières demeuraient fébriles mercredi en début d’après-midi, au lendemain de l’annonce de nouvelles élections au mois de juin en Grèce, qui a ravivé les craintes sur une sortie du pays de la zone euro.
Les Bourses européennes se reprenaient par rapport à l’ouverture, certaines restant toutefois dans le rouge. A 14H29 (12H29 GMT), Paris remontait à 0,93%, Madrid à 0,75% et Milan à 1,35%. Londres reculait de 0,18% et Francfort de 0,14%.
“Nous sommes vraisemblablement replongés dans le même état d’esprit qui avait prévalu tout l’an dernier, quand les marchés financiers étaient uniquement préoccupés par l’évolution de la zone euro et notamment par la situation en Grèce”, a commenté le courtier IGMarket.
En Asie, les marchés étaient également en berne, Tokyo finissant sur un recul de 1,12%, Hong Kong de 3,19%, Sydney de 2,36% et Séoul de 3,08%, à l’instar de Wall Street mardi soir (-0,50%).
L’euro, qui s’était déjà enfoncé sous le seuil de 1,28 dollar mardi, a chuté en dessous de 1,27 dollar mercredi, atteignant 1,2689 dollar, sa valeur la plus faible depuis le 16 janvier. A 14H29 (12H29 GMT), il repassait toutefois la barre des 1,27 dollar, à 1,2739 dollar.
A Athènes, les chefs de cinq des sept partis élus au scrutin du 6 mai n’ayant pas réussi mardi à s’accorder sur une coalition gouvernementale, de nouvelles élections sont prévues le 17 juin, a annoncé mercredi l’Agence de presse grecque, Ana (semi-officielle).
Ce nouveau scrutin risque de renforcer les opposants à la politique d’austérité, déjà sortis vainqueurs des élections de mai, rendant de plus en plus incertain le maintien du pays dans la zone euro.
“L’attention des investisseurs va se focaliser sur les risques d’une contagion de la crise grecque à d’autres pays fragiles de la zone euro”, l’Espagne et l’Italie notamment, ont noté les économistes du Crédit Agricole.
Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a déclaré mercredi qu’une sortie de la Grèce de l’euro “serait une énorme erreur, une mauvaise nouvelle”, alors que l’Espagne, chahutée sur les marchés, inquiète les investisseurs.
“Je ne veux pas que la Grèce sorte de l’euro”, a-t-il ajouté devant les médias au Parlement, en réaffirmant que l’Espagne allait de son côté “respecter ses engagements” de réduction du déficit public.
Lors de leur première rencontre mardi, la chancelière allemande Angela Merkel et le nouveau président français François Hollande se sont dits prêts “à étudier la possibilité de mesures supplémentaires pour la croissance en Grèce”, si Athènes le demandait. Ils ont aussi affirmé leur volonté que le pays “reste dans la zone euro”.
M. Hollande, sur lequel mise Athènes pour alléger la rigueur que ses créanciers internationaux lui ont imposée depuis 2010, a réaffirmé qu’il voulait renégocier le pacte budgétaire, destiné à renforcer la discipline des comptes publics des Etats de la zone euro, pour y adjoindre un volet croissance.
La rencontre a éloigné les craintes d’une rupture du tandem franco-allemand.
Après avoir très mal accueilli la tenue de nouvelles élections en Grèce, le marché européen de la dette effaçait en partie ses tensions à la mi-journée.
A 12H45 (10H45 GMT), le rendement de l’obligation allemande à 10 ans, référence du marché, restait quasi-stable à 1,465% contre 1,469% mardi à la clôture. Il était tombé, en début de matinée, à un plus bas historique à 1,434%.
De même, les taux espagnols après avoir fortement monté dans les premiers échanges reculaient à 6,281% contre 6,322% la veille.
Pour la première émission de dette sur ces échéances depuis l’élection de François Hollande à la tête de l’Etat, le Trésor français a annoncé avoir levé mercredi au total 9,178 milliards d’euros à des taux en baisse sur le moyen terme, mais en légère hausse sur le long terme.



