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éou le 16 mars 2012 à Strasbourg (Photo : Patrick Hertzog)

[16/03/2012 17:52:10] STRASBOURG (AFP) L’ex-Premier ministre socialiste grec Georges Papandréou a estimé vendredi que l’Europe n’avait pas donné assez de temps à son pays pour se réformer face à la crise de la dette et que le programme d’austérité avait été “une sorte de punition”.

“J’ai dit à l’Europe: donnez-nous du temps pour réformer, pour combattre l’évasion fiscale, la corruption, le clientélisme”, a déclaré M. Papandréou lors d’un débat à Strasbourg avec l’eurodéputé vert Daniel Cohn-Bendit. “L’Europe a fait des pas, mais n’est pas allée dans la bonne direction”, a-t-il ajouté.

“L’Europe conservatrice a échoué à prendre les mesures nécessaires pour que les citoyens, qu’ils soient grecs, portugais ou français, soient protégés dans la transition que nous devons mener à bien”, a encore souligné l’ancien chef du gouvernement, au pouvoir d’octobre 2009 à novembre 2011.

“Oui, nous avons vu de la solidarité avec la Grèce mais aussi beaucoup de souffrance. Nous aurions pu faire cela d’une autre manière, sans punir les gens”, a encore dit M. Papandréou. Le programme d’austérité imposé à la Grèce “est devenu une sorte de punition”, a-t-il insisté.

La mise sous surveillance du budget de l’Etat devrait s’accompagner d’une mise sous surveillance des marchés financiers et des agences de notation, selon lui.

Une sortie de l’euro serait toutefois encore plus dommageable pour les Grecs que de rester dans le système monétaire commun au prix de lourds sacrifices, a-t-il estimé. “Nos retraites ont été abaissées de 30%, mais sans l’euro elles auraient dégringolé de 70%”, a affirmé M. Papandréou.