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| à Tokyo (Photo : Yoshikazu Tsuno) |
[23/02/2012 10:02:07] PARIS (AFP) Les ministres britannique et japonais des Finances ont appelé jeudi la zone euro à renforcer par elle-même son pare-feu financier à la crise de la dette, jugeant que le Fonds monétaire International (FMI) ne pouvait “se substituer” aux efforts des Européens.
“Les ressources du FMI ne peuvent pas être un substitut aux efforts supplémentaires de la zone euro pour soutenir sa devise”, écrivent le Britannique George Osbourne et le Japonais Jun Azumi dans une tribune publiée par le Financial Times.
“La zone euro doit augmenter les ressources de son pare-feu pour que les marchés soient assurés qu’elle répondra à toute éventualité”, font valoir les ministres.
Cette dernière déclaration intervient alors que le gouvernement allemand a réaffirmé mercredi son refus d’augmenter le volume du fonds de secours européen en cours de création, le MES, la priorité selon Berlin étant de décider sous quelle forme et en combien de tranches l’argent serait injecté.
De l’autre côté de l’Atlantique, à Washington, le débat s’ouvre également sur la contribution du FMI au plan de sauvetage de la Grèce, après la conclusion des difficiles négociations intra-européennes.
La directrice générale du Fonds, Christine Lagarde, a indiqué mardi que l’institution voulait se déterminer sur le sujet “pendant la deuxième semaine de mars”. Selon le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble, la contribution de l’institution devrait être de 13 milliards d’euros maximum, sur un total de 130 milliards d’aide publique du plan grec.
Mais le FMI cherche aussi à augmenter ses réserves de 500 milliards de dollars pour faire face à la crise de la dette européenne, une question qui sera au menu d’une réunion des ministres des Finances du G20 ce week-end à Mexico.
Le Japon envisage de fournir jusqu’à 50 milliards de dollars au FMI dans le cadre de la lutte contre la crise de la dette européenne, a indiqué jeudi à l’AFP un responsable du ministère japonais des Finances.
Mardi, le ministre Jun Azumi avait indiqué que la Chine et son pays étaient d’accord sur le fait que l’Europe pouvait “faire davantage d’efforts” par elle-même avant d’obtenir des aides supplémentaires de la communauté internationale. Les deux géants asiatiques sont les principaux détenteurs mondiaux de réserves de changes.



