Strauss-Kahn, un brillant économiste, plébiscité dans les sondages

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à Washington (Photo : Nicholas Kamm)

[15/05/2011 05:13:25] PARIS (AFP) Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, directeur général du Fonds monétaire international (FMI) depuis 2007, est un économiste reconnu, dont la candidature à la présidentielle en 2012 pour porter les couleurs socialistes est plébiscitée dans les sondages.

Candidat à l’investiture socialiste en 2006, il fut largement devancé par Ségolène Royal, finalement battue par Nicolas Sarkozy, qui ensuite à soutenu sa candidature au FMI.

“DSK”, comme il est surnommé, vante un “socialisme du réel”, “celui d’une gauche efficace au temps de la mondialisation”, qui ne se résigne pas pour autant “au pragmatisme et à l?ordre établi”.

Pour la présidentielle de 2012, M. Strauss-Kahn, tenu à un strict devoir de réserve du fait de ses fonctions au FMI, caracole en tête des sondages depuis des mois, aussi bien dans les enquêtes sur l’investiture par les socialistes à la primaire d’octobre que dans celles sur les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle.

Né le 25 avril 1949, professeur d’économie et avocat d’affaires, ancien ministre de l’Economie de Lionel Jospin, ce polyglotte puise dans son passé d’enseignant pour expliquer des concepts compliqués.

Son allure élégante et décontractée lui a souvent valu l’étiquette de dilettante, récusée par ses proches. Jouant de son image et de son aisance, il ne dédaigne pas les pages mondaines des magazines, se montrant volontiers en compagnie de sa troisième épouse, l’ex-journaliste de télévision Anne Sinclair.

Jeune économiste engagé au PS, il est élu pour la première fois député en 1986. Il a été réélu en juin, avec un score de plus de 55%, député de la circonscription populaire de Sarcelles (Val-d’Oise), mandat qu’il devra abandonner s’il devient le patron du FMI.

Il entre pour la première fois au gouvernement en 1991, ministre délégué (puis à part entière) à l’Industrie et au Commerce extérieur. Il sera de 1997 à 1999 ministre de l’Economie et des Finances, menant à Bercy une politique “réformiste”, pilotant le dossier du passage à l’euro ou l’ouverture du capital de France Telecom.

Il y avait également étoffé son carnet d’adresses international, un avantage qui lui a permis ensuite d’être nommé à la tête du FMI, mais avait été contraint de démissionner en novembre 1999 à la veille d’une mise en examen dans le dossier de la Mnef. Fin 2001, il a été lavé de tout soupçon.

Avec la crise de 2008, il a peaufiné au fil des mois une stature internationale de premier plan.

Depuis son départ à Washington, ses amis se sont organisés pour préparer son atterrissage sur la scène nationale et sa candidature à la primaire PS.

Le dépôt des candidatures s’ouvre le 28 juin. Auparavant, M. Strauss-Kahn assistera au G8 de Deauville fin mai et s’attèlera avec l’Union européenne à élaborer un nouveau plan de sauvetage de la Grèce.