Retraites : 11 des 12 raffineries touchées par des grèves

photo_1286881481085-3-1.jpg
Manifestants le 12 octobre 2010 devant la raffinerie de Donges (Photo : Frank Perry)

[12/10/2010 11:08:02] PARIS (AFP) Onze des douze raffineries en métropole étaient touchées mardi par des grèves, parfois partielles, mais reconductibles sur la plupart des sites, contre la réforme des retraites, a-t-on appris de sources syndicales et patronales.

Les six raffineries Total étaient affectées par des grèves, mais le mouvement n’avait pas de conséquence sur les approvisionnements en carburants, d’après la direction. Sur ces six, celle de Feyzin (Rhône), où la CFDT est majoritaire, était la moins touchée et une assemblée générale devait y décider mercredi de la poursuite ou non du mouvement.

La CGT du groupe Total, majoritaire dans la branche raffinage au plan national, a appelé à la grève reconductible.

photo_1286871315369-3-1.jpg
ès du dépôt pétrolier de Fos (Photo : Gérard Julien)

Autour de l’étang de Berre, qui compte quatre raffineries (Total La Mède, Lyondell Basel à Berre, Esso à Fos et Ineos à Lavera), l’activité était également réduite, en raison de la grève reconductible mais aussi du fait du blocage des terminaux pétroliers proches par la CGT portuaire.

A la raffinerie Esso de Fos, seul le personnel chargé des expéditions de produits était en grève, selon la direction. “La raffinerie fonctionne mais on ne peut pas expédier de produits”, a indiqué une porte-parole à l’AFP.

Les autres sites Esso en France (raffinerie de Port-Jérôme Gravenchon, plate-forme pétrochimique attenante et dépôts sur le territoire) ne sont pas en grève.

Concernant les raffineries du groupe Petroplus, à Petit-Couronne, près de Rouen, la grève reconductible avec réduction de production engagée lundi se poursuivait mardi, selon les syndicats. La production était réduite “au minimum technique”, permettant le cas échéant un redémarrage rapide.

photo_1286871351933-3-1.jpg
évrier 2010 à Donges (Photo : Frank Perry)

A la raffinerie de Reichstett, près de Strasbourg, appartenant au même groupe, seul un débrayage d’une heure a été organisé. Des équipes de quart de l’après-midi et de la nuit devaient être en grève “en soutien au mouvement sur les autres sites”, mais devaient se maintenir à leur poste, selon Jean-Luc Bildstein, délégué CFDT. Ces personnels sont en effet réquisitionnés pour des raisons de sécurité. La grève “a un impact essentiellement symbolique”, souligne-t-il.

Pour la CGT du groupe Total, “la pénurie de carburant est bien à l’ordre du jour dans un très proche avenir contrairement aux propos de l’Ufip (industries pétrolières) et du gouvernement”, selon un communiqué.

Total “a pris les dispositions nécessaires” et “pour l’instant le mouvement n’a pas de conséquence visible sur les approvisionnements” en carburants, a pour sa part indiqué un porte-parole du groupe.

“Il n’y a pas de raison qu’il y ait de pénurie sauf si les gens se ruent sur les stations-services”, a aussi fait valoir une porte-parole d’Esso.