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ötesse montre des modèles de téléphone du groupe japonais NTT, en octobre 2008 à Tokyo (Photo : Yoshikazu Tsuno)

[13/05/2009 08:43:59] TOKYO (AFP) Le premier groupe de télécommunications japonais, NTT, a annoncé mercredi un repli de 15,2% sur un an de son bénéfice net pour l’exercice bouclé fin mars, en raison d’une érosion de 2,5% de son chiffre d’affaires, notamment due à un tassement des revenus liés à la téléphonie pure.

Durant l’année d’avril 2008 à mars 2009, le gigantesque groupe NTT a dégagé un gain net de 538,7 milliards de yens (4,1 milliards d’euros) et encaissé un chiffre d’affaires de 10.416,3 milliards de yens (80 milliards d’euros), inférieur de plus de 250 milliards de yens à celui de l’exercice précédent.

Ses recettes ont décliné du fait d’une baisse des revenus tirés des télécommunications vocales fixes et mobiles en partie entraînée par des promotions diverses sur fond d’intense concurrence.

En revanche, les recettes issues des services et échanges de données ont continué de progresser.

NTT a en outre perdu un peu d’argent dans ses activités financières et immobilières à cause de la crise.

Le bénéfice d’exploitation annuel du groupe a pour sa part cédé 14,9% sur un an à 1.109,75 milliards de yens (8,53 milliards d’euros), principalement en raison de la baisse du chiffre d’affaires.

Ce sont les services de téléphonie fixe qui ont le plus causé le repli du profit opérationnel, alors que les activités mobiles ont au contraire amélioré leur rentabilité.

La filiale NTT Docomo a en effet affiché une forte augmentation de ses profits d’exploitation grâce à une nette diminution de ses dépenses (-7,3% sur un an), ce qui a permis de gommer totalement le déclin des recettes de communications vocales.

Si la voix est de moins en moins lucrative, les services de données tant fixes que mobiles sont pour leur part toujours bien orientés.

Fin mars, NTT comptait 11,13 millions d’abonnés à internet par fibre optique, soit 2,35 millions de plus qu’un an plus tôt. Il espère en gagner 2,5 millions de plus durant l’année en cours, tout en poursuivant l’extension d’une toute nouvelle infrastructure optique plus performante encore que la précédente, qui lui permet de proposer des prestations inédites pour particuliers, entreprises et institutions. Il dénombrait en outre 4 millions d’abonnés à internet par ligne ADSL, moins rapide que la fibre.

Sur le volet mobile, NTT Docomo détient un portefeuille de plus de 54,6 millions de souscripteurs lucratifs et très fidèles, dont 49 millions (environ 90%) ont choisi une offre de troisième génération (3G) et naviguent sur de nombreux sites internet pour téléphone portable.

Pour l’année en cours qui sera achevée le 31 mars 2010, NTT s’attend à ce que cette tendance baissière des recettes se poursuive à cause des services vocaux.

Il escompte un nouveau recul de son bénéfice net de 14,6% sur un an à 460 milliards de yens (3,6 milliards d’euros) pour un chiffre d’affaires qui devrait encore abandonner 1,1% en glissement annuel à 10.300 milliards de yens (79,2 milliards d’euros). Son bénéfice d’exploitation devrait en revanche être stable sur un an grâce à des réductions de coûts diverses.

En 2012-2013, NTT, qui investit plus de 15 milliards d’euros par an en équipements, estime que 75% de son chiffre d’affaires proviendra des activités de données et des solutions et services afférents, contre 58% en 2008-2009. Autrement dit, son activité historique de fournisseur de lignes et services purement téléphoniques deviendra de plus en plus minoritaire.

Le premier opérateur de télécommunications mobiles japonais, NTT DoCoMo, a suspendu vendredi la vente du téléphone multifonctions “BlackBerry Bold” du fabricant canadien Research In Motion (RIM), en raison de cas avérés de surchauffe lors de la recharge.

Ce terminal venait d’être mis en vente à l’attention du grand public. En sept jours de présence en rayon, 4.000 unités ont été écoulées et NTT DoCoMo a signalé une trentaine de cas de surchauffe.

“Aucun incendie n’a été constaté et personne n’a été blessé”, mais des “cas d’élévation anormale de température au niveau du clavier lors de la recharge de la batterie” ont été rapportés, a expliqué NTT DoCoMo dans un bref communiqué.

RIM a indiqué pour sa part dans un communiqué que “le problème semble spécifiquement limité aux appareils BlackBerry Bold vendus au Japon depuis la semaine dernière” et ne concerne pas les téléphones du même type vendus ailleurs dans le monde.

“Bien que l’analyse par RIM de l’appareil en question ait permis d’écarter un problème de batterie, la cause du problème (reste à élucider et est) sous enquête”, a ajouté le groupe canadien.

Après ces informations, l’action RIM a baissé légèrement dans les premiers instants suivant l’ouverture de la Bourse de Toronto, mais a vite rebondi et gagnait près de 3%, à 51,26 dollars canadiens à 15H21 GMT.

NTT DoCoMo et RIM ont présenté leurs “sincères excuses” à leurs clients pour tout inconvénient lié à l’utilisation du BlackBerry Bold.

Ces dernières années, plusieurs millions d’appareils dotés de batteries rechargeables ont dû être rappelés dans le monde pour des raisons similaires.