Négociations OMC : Des indices pour les entreprises tunisiennes

Par : Autres
 

Négociations
OMC

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Par
Maryam
OMAR

 

omc1.jpgMerci, on
l’a compris ! En long et en large, les patrons l’ont dit et redit : les
négociations de l’OMC renferment sinon une menace, du moins d’innombrables
défis aux entreprises tunisiennes… Maintenant, il faut se tourner vers ce
que l’on peut en tirer.

L’UTICA a organisé, hier, une rencontre pour sensibiliser les chefs
d’entreprise aux questions délicates derrière les négociations alors que
nous sommes à la veille de la 6ème Conférence ministérielle qui se tient à
Hongkong en décembre. Beaucoup de défis, en vérité. Les 5 sujets choisis
sont une source de controverse et il ne faut pas s’imaginer que l’on
arrivera à une position consensuelle. Les services, l’agriculture, l’accès
aux marchés pour les produits manufacturés, le développement et les règles
sont porteurs de positions extrêmement différentes, que l’on soit dans une
région ou dans une autre.

Par contraste, il faut également convenir que nos chefs d’entreprise peuvent
trouver d’innombrables opportunités dans cette situation transitoire. Lors
de la journée de sensibilisation, M. Mounir Ben R’jiba, Conseiller (Mission
permanente de Tunisie à Genève) en propose quelques unes sur la base d’une
étude de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie).

Il y a d’abord les vêtements et les accessoires de vêtements (autres qu’en
bonneterie) pour lesquels il existe des opportunités sur le marché japonais
(pour les pantalons) ainsi que sur celui de Singapour et de Malaisie (pour
les autres vêtements d’autres matières textiles pour hommes et garçonnets).
Des opportunités d’exportation, des pantalons de coton pour femmes et
fillettes se trouvent aussi du côté de Hongkong, du Japon et du Mexique.

Pour les machines et les appareils et matériels électriques, les
opportunités sont sur les marchés des USA, Japon, Hongkong, Royaume-Uni et
Mexique. Pour les câbles et les fibres optiques, ce sont les marchés de
Chine, Allemagne, Pays-Bas, USA, Japon et Canada. Pour les produits
chimiques non organiques comme les acides polyphosphoriques, nos entreprises
peuvent trouver audience au Canada, aux USA, en Allemagne, aux Pays-Bas et
au Brésil.

Tout un programme de travail et il faut se dire que, négociations difficiles
ou pas, c’est toujours le marché qui décide quand il s’agit de positionner
des produits sur n’importe quel marché du monde.