- À Nefza (Béja), la récolte de kakis est estimée à 400 tonnes en 2026, dans la fourchette habituelle des dernières années. L’irrigation aurait permis de préserver le volume malgré les fortes chaleurs de l’été, qui ont toutefois réduit le calibre de certains fruits, selon un responsable agricole local.
À Nefza, où le kaki est aussi connu sous le nom de « krima », la campagne 2026 se distingue par la stabilité annoncée des volumes. Lotfi Ghouari, responsable de la vulgarisation agricole dans la délégation, évalue la production à 400 tonnes, selon des déclarations rapportées le 21 octobre par la Radio nationale tunisienne. Il situe le niveau habituel entre 400 et 440 tonnes ces dernières années.
L’irrigation a protégé les volumes, pas tous les fruits
Le maintien de la production intervient après les fortes températures enregistrées en juillet et août, durant la formation des fruits. D’après le responsable, la disponibilité de l’eau d’irrigation, l’accès des exploitants des périmètres irrigués à cette ressource et le suivi des cultures ont contribué à limiter les effets de la chaleur.
Ce résultat ne signifie pas que les vergers sont restés indemnes. Lotfi Ghouari indique que la taille de certains kakis a été affectée, alors que les fruits étaient nombreux dans la plupart des exploitations. L’écart entre volume récolté et calibre rappelle qu’une récolte quantitativement préservée ne renseigne pas, à elle seule, sur la valeur de la production.
Le kaki, un fruit de saison à découvrirReconnaissable à sa peau orangée et à sa forme proche de celle d’une tomate, le kaki est un fruit originaire d’Asie, également appelé « krima » en Tunisie. Cultivé notamment dans la région de Nefza, il est présent sur les marchés tunisiens principalement d’octobre à janvier. Sa commercialisation reste donc saisonnière et sa disponibilité peut varier selon les points de vente.
Comment le consommer ? Tout dépend de la variété. Certains kakis doivent être très mûrs, avec une chair tendre et fondante que l’on déguste à la cuillère. D’autres, dits non astringents, peuvent être croqués comme une pomme.
Peut-on le transformer ? Le kaki se prête à la préparation de confitures, de gelées, de purées et de fruits séchés. Le séchage permet notamment de prolonger sa conservation et d’envisager une commercialisation au-delà de la saison du fruit frais.
À Ouchtata, des initiatives de coopération tuniso-japonaise explorent précisément ces possibilités de transformation, de conditionnement et de valorisation commerciale.
Ouchtata au cœur d’une spécialité régionale
La délégation compte 5 500 arbres de kaki en 2026, répartis entre plusieurs jardins et exploitations. Le responsable évoque plus de 330 tonnes pour la zone d’Ouchtata, sans préciser si ce volume se rapporte précisément à 2026.
Le volet commercial reste en effet insuffisamment documenté : prix payés aux producteurs, quantités effectivement vendues, coûts d’irrigation et pertes liées au calibre ne sont pas connus. Ces données seront nécessaires pour apprécier le résultat économique de cette campagne.
Produire ne suffit pas à créer de la valeur
Dans un précédent article, WMC avait évoqué des pistes de transformation et de meilleure conservation du kaki à Béja, dans le cadre d’une coopération tuniso-japonaise rapportée par Radio Diwan FM. Leur portée économique demeure à démontrer. À Nefza, la question porte aussi sur la capacité de la filière à valoriser sa récolte.
EN BREF
- La production de kaki, ou « krima », à Nefza est estimée à 400 tonnes en 2026, selon un responsable agricole local.
- Ce volume se situe dans la fourchette habituelle de 400 à 440 tonnes annoncée pour les dernières années.
- L’accès à l’eau d’irrigation aurait aidé à maintenir les volumes malgré les fortes températures de juillet et août.
- Certains fruits ont toutefois été moins gros et la délégation compte 5 500 arbres de kaki cette année.
- Ouchtata dépasse 330 tonnes selon le responsable, sans datation précise du volume ; prix, ventes et revenus restent inconnus.


