À Ouchtata, dans la délégation de Nefza, une coopération tuniso-japonaise vise à améliorer la transformation et la commercialisation du kaki. Avec une production estimée à 310 tonnes en 2025, l’enjeu est désormais de mieux valoriser ce fruit régional grâce aux techniques de conservation et de transformation.

À Nefza, dans le gouvernorat de Béja, le kaki, localement appelé « krima », pourrait bénéficier d’une nouvelle dynamique de valorisation. Selon les informations rapportées par Radio Diwan FM, une coopération associant des acteurs tunisiens et japonais s’intéresse aux moyens d’améliorer la transformation et la commercialisation de ce fruit.

L’objectif économique dépasse la seule production agricole : il s’agit d’examiner comment des procédés techniques pourraient permettre de proposer des produits mieux adaptés aux exigences de conservation et de commercialisation.

Trois techniques pour valoriser le kaki

La coopération envisagée porte principalement sur trois opérations : la réduction de l’astringence, le séchage et l’amélioration de la conservation.

La réduction de l’astringence vise à atténuer la sensation âpre que peut provoquer le fruit. Le séchage constitue une autre possibilité de transformation, tandis qu’une meilleure conservation pourrait faciliter l’organisation de sa commercialisation.

Ces procédés pourraient contribuer à diversifier les formes sous lesquelles le kaki est proposé aux consommateurs.

Leur intérêt économique dépendra toutefois des coûts de mise en œuvre, des volumes transformés et des débouchés commerciaux effectivement accessibles.

Une production annoncée en hausse de 15 %

Selon les données relayées par Radio Diwan FM, la production de kaki à Nefza aurait atteint 310 tonnes en 2025, soit une progression d’environ 15 % par rapport à l’année précédente.

Ces chiffres, qui restent à confirmer auprès des services agricoles compétents, suggèrent une évolution positive de la production locale.

Ils ne permettent cependant pas, à eux seuls, de mesurer la rentabilité de la filière ni la valeur commerciale potentielle des produits transformés.

La JICA, un soutien encore à préciser

La représentante de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) en Tunisie aurait récemment effectué une visite sur place.

Un éventuel soutien supplémentaire demeure à l’étude, sans engagement financier confirmé dans les informations disponibles.

Pour la filière de Nefza, la prochaine étape sera donc de déterminer si cette coopération technique peut déboucher sur des capacités concrètes de transformation et sur une meilleure valorisation commerciale du kaki.