La Tunisie pourrait viser 10 milliards d’euros d’exportations de composants automobiles dans les cinq prochaines années, selon Fatma Kalsi, directrice générale de la Tunisian Automotive Association (TAA). Une ambition qui suppose une accélération de la croissance industrielle, mais aussi une montée en gamme technologique.

L’industrie tunisienne des composants automobiles pourrait franchir un nouveau cap. Intervenant jeudi 8 octobre 2026 sur Express FM, Fatma Kalsi a estimé que le pays disposait du potentiel nécessaire pour atteindre 10 milliards d’euros d’exportations à un horizon de cinq ans.

Cette perspective intervient alors que la filière cherche à consolider sa position dans les chaînes internationales de production automobile, confrontées à la transition vers les nouvelles motorisations.

Des exportations à multiplier

Selon des données sectorielles publiées en décembre 2025, les exportations automobiles tunisiennes représentaient environ 3,9 milliards d’euros en 2025. La TAA avait également fait état de plus de 280 établissements industriels.

En juin 2026, une projection professionnelle situait les exportations attendues à 4,2 milliards d’euros pour l’ensemble de l’année.

À titre indicatif, passer de 4,2 à 10 milliards d’euros en cinq ans nécessiterait une croissance annuelle moyenne proche de 19 %, sous réserve de périmètres statistiques comparables. Cette simulation ne constitue pas une prévision.

L’électrique, une opportunité industrielle

Pour Fatma Kalsi, la transition vers les véhicules électriques représente une nouvelle opportunité pour les entreprises tunisiennes.

Mais cette évolution exige une adaptation des compétences et des capacités de production. Les activités liées à l’électronique, aux systèmes embarqués, aux logiciels et à l’ingénierie pourraient contribuer à une production à plus forte valeur ajoutée.

La formation et la reconversion des salariés constituent, dans cette perspective, des conditions essentielles pour préserver la compétitivité industrielle.

Une ambition encore à documenter

Atteindre cet objectif dépendra notamment des investissements, de l’évolution de la demande internationale et de la capacité des entreprises à intégrer de nouvelles technologies.

Aucune trajectoire annuelle détaillée ni programmation consolidée d’investissements permettant de valider les 10 milliards d’euros n’a été identifiée dans les sources consultées.

L’enjeu dépasse donc la seule augmentation des exportations : il concerne la transformation du positionnement industriel tunisien dans l’automobile mondiale.

Le taux indicatif de croissance est calculé à partir d’une projection 2026, et non d’un résultat définitif.

TAA