Un atelier scientifique consacré au projet 3D-STELLAR s’est tenu mercredi 21 octobre à Sfax. Menée avec des partenaires tunisiens, français et marocains, cette recherche explore deux voies pour valoriser les effluents des huileries, sans démonstration à ce stade de leur rentabilité industrielle.

Organisée par le laboratoire Lab 3E de l’École nationale d’ingénieurs de Sfax, la rencontre portait sur les margines, eaux résiduaires issues de l’extraction de l’huile d’olive. Selon Radio Sfax, les travaux visent une eau réutilisable et du biochar.

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Deux procédés complémentaires

La distillation solaire tridimensionnelle cherche à évaporer puis condenser l’eau des effluents. La pyrolyse rapide vise à convertir les résidus concentrés en biochar, un matériau carboné étudié pour amender les sols.

D’après l’Agence nationale de la recherche (ANR), le projet, lancé en septembre 2024 pour 36 mois, bénéficie de 423 583 euros d’aide. Un prototype mobile semi-pilote doit tester l’équivalent d’un réservoir d’un mètre cube : un objectif expérimental, non une capacité industrielle commercialisée.

L’équation économique reste ouverte

Pour les huileries tunisiennes, l’enjeu serait de limiter la pollution tout en valorisant des résidus. Mais le coût de traitement, le rendement de récupération d’eau, sa qualité pour l’irrigation et les débouchés du biochar restent à démontrer. La rentabilité industrielle demeure inconnue.

CHIFFRES CLÉS

  • 21 octobre 2026 : atelier scientifique à Sfax.
  • Septembre 2024 : début du projet.
  • 36 mois : durée programmée.
  • 423 583 euros : aide de l’ANR.
  • 1 m³ : volume équivalent visé pour le prototype semi-pilote.

EN BREF

  • Le 21 octobre 2026, un atelier à Sfax a présenté le projet international 3D-STELLAR, associant des équipes de Tunisie, de France et du Maroc autour de la valorisation des effluents des huileries.
  • Les chercheurs étudient une distillation solaire tridimensionnelle pour récupérer de l’eau et une pyrolyse rapide pour produire du biochar à partir des résidus concentrés. Un prototype mobile semi-pilote figure parmi les objectifs du programme.
  • L’industrialisation reste une perspective, non un acquis. Coût par mètre cube, rendement de récupération, sécurité des usages agricoles et débouchés commerciaux demandent encore des résultats vérifiables.

ANR — Fiche du projet 3D-STELLAR