La Tunisie obtient 5,89/10 dans le rapport Economic Freedom of the World 2026, contre 5,88/10 précédemment. Derrière cette quasi-stagnation, les progrès de la stabilité monétaire et du commerce extérieur contrastent avec le recul de trois autres composantes.
La Tunisie recule d’une place dans le classement mondial de la liberté économique. Selon le rapport publié le 6 octobre 2026 par le Fraser Institute, elle occupe le 125e rang sur 165 juridictions, contre le 124e dans l’édition précédente. Son score progresse de seulement 0,01 point, à 5,89 sur 10.
Fondée sur les données de 2024, cette évaluation maintient le pays dans le dernier quartile mondial. Mais le classement général masque des évolutions contrastées entre les cinq piliers de l’indice.
Deux améliorations, trois reculs
La stabilité monétaire enregistre la progression la plus importante : son score passe de 7,14 à 7,41, soit une hausse de 0,27 point. La liberté du commerce international s’améliore également, de 6,59 à 6,73 (+0,14 point).
Ces deux évolutions positives ne s’étendent toutefois pas aux autres composantes.
Le score relatif à la taille de l’État recule de 5,41 à 5,29. Celui du système juridique et de la protection des droits de propriété baisse de 4,62 à 4,53. Enfin, la réglementation passe de 5,61 à 5,48, enregistrant le recul le plus marqué des trois piliers en baisse.
Cette divergence constitue le principal enseignement du rapport : les améliorations monétaires et commerciales coexistent avec une dégradation des indicateurs institutionnels et réglementaires.
Quel est le classement de la Tunisie dans l’indice mondial de liberté économique 2026 ?
La Tunisie se classe 125e sur 165 juridictions dans le rapport Economic Freedom of the World 2026 du Fraser Institute, avec un score de 5,89 sur 10. Fondé sur les données de 2024, le classement montre une amélioration des composantes monétaire et commerciale, mais un recul des indicateurs institutionnels et réglementaires.
Le Maroc conserve une nette avance
La comparaison maghrébine souligne les écarts régionaux. Le Maroc se classe 91e avec 6,56/10, soit 34 places devant la Tunisie.
L’Algérie occupe la 159e position avec 4,54/10, tandis que la Libye se situe au 162e rang avec 4,29/10.
La Tunisie conserve ainsi une position intermédiaire parmi ces quatre pays, mais reste sensiblement éloignée du Maroc.
Au-delà du rang, l’enjeu réside dans la faiblesse persistante des composantes institutionnelles. Le système juridique et la protection des droits de propriété affichent notamment le score tunisien le plus bas.
Le rapport met ainsi en évidence un déséquilibre : les progrès observés sur deux dimensions ne suffisent pas à modifier significativement l’évaluation globale de la liberté économique tunisienne.


