La FDA américaine a autorisé Weltruza, un antipsychotique injectable une fois par mois développé par Teva avec la technologie de la biotech française Medincell. Une avancée pour simplifier les traitements, dont les effets sur les hospitalisations restent à préciser.
La prise quotidienne de médicaments constitue un défi dans le traitement de la schizophrénie. Une nouvelle option vient d’obtenir le feu vert américain : Weltruza, une injection mensuelle d’olanzapine destinée aux adultes atteints de cette maladie psychiatrique chronique.
Le groupe pharmaceutique israélien Teva a annoncé, vendredi 9 octobre 2026, son autorisation par la Food and Drug Administration (FDA). Sa commercialisation aux États-Unis est prévue dans les prochaines semaines.
Weltruza repose sur la technologie SteadyTeq développée par la société française Medincell. Celle-ci permet une libération prolongée du principe actif après une injection sous-cutanée.
Le traitement sera proposé en trois dosages : 318, 425 et 531 mg. Selon Teva, son administration ne nécessite ni dose de charge, ni supplémentation orale, ni surveillance systématique immédiatement après l’injection.
L’essai clinique de phase III SOLARIS a montré, d’après le laboratoire, une amélioration des symptômes, de la sévérité de la maladie et du fonctionnement personnel et social des patients.
L’intérêt des antipsychotiques à longue durée d’action réside notamment dans la régularité du traitement. Espacer les administrations pourrait limiter certaines interruptions liées à la prise quotidienne.
Mais une meilleure continuité thérapeutique ne suffit pas à démontrer une réduction des rechutes ou des hospitalisations avec Weltruza. Les données consultées ne permettent pas de quantifier précisément ces bénéfices.
La prudence reste également nécessaire concernant les effets indésirables, notamment la prise de poids, les troubles métaboliques et la somnolence. Un suivi médical demeure indispensable.
Weltruza constitue le deuxième médicament approuvé aux États-Unis issu du partenariat Teva-Medincell, après Uzedy en 2023.
Selon Reuters, Medincell pourrait percevoir jusqu’à 112 millions de dollars de paiements d’étape supplémentaires, auxquels s’ajouteraient des redevances sur les ventes. Ces sommes restent conditionnelles.
L’autorisation américaine représente ainsi une étape clinique et commerciale importante. L’enjeu sera désormais de mesurer, dans la pratique, les bénéfices réels de cette formulation pour les patients et leur parcours de soins.


