LES TITRES 2026

WMC — Les 5 articles à retenir | 9 octobre 2026

Financer l’État, concrétiser les grands projets et mieux diffuser la croissance industrielle : trois enjeux au cœur de cette édition. Notre sélection examine également la régularisation des puits profonds et la transformation du recrutement par l’intelligence artificielle, avec une même exigence : comprendre ce qui change concrètement pour les entreprises et les citoyens.

1. Tunisie : 10,47 milliards de dinars remboursés au titre de la dette publique

À fin juin 2026, le service de la dette publique atteint 10,47 milliards de dinars, dont environ 3,73 milliards d’intérêts, selon le rapport du ministère des Finances présenté par WMC. Ces paiements représentent 45,4 % des prévisions annuelles. L’article détaille également les recettes fiscales et la structure des dépenses publiques. Une lecture utile pour comprendre la place des remboursements dans l’exécution budgétaire et les ressources mobilisées par l’État au premier semestre.

2. GRANDS PROJETS | Stade d’El Menzah : le marché attribué à une entreprise chinoise, six grands projets sous surveillance

Le marché de reconstruction du stade d’El Menzah a été attribué à une entreprise chinoise, selon les annonces issues de la Commission des grands projets du 8 octobre. Cinq autres dossiers ont été examinés, notamment l’aéroport Tunis-Carthage et le port d’Enfidha. Pour le stade, l’identité de l’entreprise, le montant et le calendrier restent à préciser. WMC fait le point sur cette étape administrative et les informations nécessaires pour suivre le démarrage effectif des travaux.

3. Industrie tunisienne : derrière la croissance, le risque d’une sous-traitance à deux vitesses

La production industrielle progresse de 2,9 % au premier semestre 2026, selon les données de l’INS reprises par WMC, mais les branches suivent des trajectoires contrastées. Les industries mécaniques et électriques avancent, tandis que le textile et la chimie reculent. Cette analyse pose une question centrale : quelle part de la croissance bénéficie aux fournisseurs tunisiens ? Les statistiques disponibles ne permettent pas encore de mesurer ces retombées, qui nécessitent des données sur les achats locaux et les contrats.

4. Tunisie : comment le projet de loi sur les puits profonds veut régulariser les forages

L’Assemblée des représentants du peuple organise le 12 octobre une journée d’études sur le projet de régularisation des puits profonds non autorisés. Selon le rapport sur l’eau de 2024 cité par WMC, près de 34 000 des quelque 49 800 puits profonds sont concernés par cette situation. Le texte vise notamment à faciliter l’accès des agriculteurs aux financements. Son examen soulève aussi la question de la préservation des nappes, dans un contexte de sécheresses répétées.

5. Marché de l’emploi et IA : « S’adapter à l’IA, c’est choisir de ne pas rester en marge du marché » Maher Ben Salem, CEO de KeeJob

Dans un entretien accordé à WMC, Maher Ben Salem décrit les transformations du recrutement sous l’effet de l’intelligence artificielle. Le dirigeant de KeeJob met en garde contre l’uniformisation des candidatures et une sélection qui laisserait trop peu de place à l’appréciation humaine. Il plaide pour une adaptation des formations et un apprentissage des nouveaux outils. Son message aux candidats comme aux employeurs : développer les compétences tout en préservant l’authenticité des parcours et la qualité des échanges.

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EN BREF

  • Déshumanisation du recrutement : L’usage abusif de l’IA par les RH et les candidats génère des profils artificiels et une perte d’authenticité.
  • Productivité augmentée : Les métiers techniques et créatifs (ingénierie, marketing) doivent intégrer l’IA pour multiplier leur capacité opérationnelle.
  • Secteurs protégés : Les professions axées sur le soin, l’empathie et le savoir-faire manuel restent irremplaçables par les algorithmes.
  • Refonte académique : Nécessité d’un audit global des formations universitaires pour aligner les cursus sur les besoins réels du marché.
  • Mobilité des compétences : Valorisation des trajectoires internationales à condition d’organiser le retour des expertises au pays.