Le groupe italien Pieralisi envisage de créer en Tunisie un centre régional dédié à l’innovation, à la formation et au transfert technologique. Une évolution stratégique qui pourrait élargir le rôle de son implantation tunisienne au-delà de la filière oléicole.

Le groupe industriel italien Pieralisi étudie la création progressive d’un Pieralisi Africa Excellence & Innovation Center en Tunisie. Présentée lors de rencontres institutionnelles à Tunis, cette perspective traduit l’ambition de faire du pays une base de compétences et de services destinée aux marchés africains.

Selon Agenzia Nova, le 8 octobre 2026, le projet reste en phase d’élaboration. Il ne constitue donc ni une décision définitive d’investissement ni une structure opérationnelle.

Une implantation tunisienne appelée à évoluer

Spécialisé historiquement dans les équipements de transformation de l’huile d’olive et les technologies de séparation, Pieralisi souhaite renforcer les compétences locales et élargir progressivement ses activités.

Son directeur général, Aldino Zeppeli, a présenté ces orientations lors d’échanges avec l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et le représentant de l’Agence italienne pour le commerce extérieur, Bernard Prevete.

Le futur centre pourrait associer formation technique, innovation, services industriels et adaptation des technologies aux besoins des entreprises africaines.

L’enjeu dépasserait ainsi la commercialisation d’équipements : la Tunisie pourrait accueillir des fonctions d’assistance, de développement des compétences et de transfert de savoir-faire.

Au-delà de l’huile d’olive

La diversification constitue un autre volet de cette réflexion.

Pieralisi examine notamment les applications de ses technologies de séparation dans le traitement des eaux usées et des boues provenant d’activités industrielles et agroalimentaires.

Cette orientation pourrait ouvrir de nouveaux débouchés industriels tout en élargissant le champ d’intervention de ses équipes tunisiennes.

Un potentiel industriel encore à concrétiser

Pour la Tunisie, l’intérêt résiderait dans une montée en gamme de l’implantation existante, avec une contribution potentielle aux compétences techniques et aux services industriels régionaux.

Mais plusieurs inconnues demeurent : aucun montant d’investissement propre au centre, calendrier définitif ou objectif de recrutement n’a été confirmé.

Le véritable tournant interviendra lorsque cette ambition régionale se traduira par des engagements opérationnels vérifiables.