Le gouvernement tunisien avance dans la préparation d’un projet de loi sur le télétravail. À Hammamet, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a précisé l’état d’avancement du texte, inscrit dans une réflexion plus large sur l’adaptation du droit du travail à l’intelligence artificielle et aux nouvelles formes d’emploi.
Le cadre juridique du travail en Tunisie pourrait connaître de nouvelles évolutions. Jeudi 8 octobre 2026, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a annoncé qu’un projet de loi consacré au télétravail achevait ses dernières étapes administratives.
Cette déclaration a été faite à Hammamet, lors de l’ouverture d’un séminaire de l’Association tunisienne des inspecteurs du travail, organisé les 8 et 9 octobre.
Un projet de loi qui progresse
L’encadrement du télétravail figurait déjà parmi les orientations gouvernementales. Des projets législatifs avaient été évoqués en septembre, notamment concernant le travail à distance et les nouvelles formes d’activité professionnelle.
La nouveauté réside dans la précision apportée par le ministre sur l’avancement administratif du texte.
Cette étape ne signifie toutefois ni son adoption ni son entrée en vigueur. Le contenu définitif du projet et son calendrier législatif restent à confirmer.
L’intelligence artificielle au cœur des réflexions
Au-delà du télétravail, le gouvernement envisage une adaptation plus large du Code du travail aux transformations numériques.
Parmi les chantiers évoqués figurent la réglementation de l’économie des plateformes, l’évolution des relations professionnelles, la médiation des conflits du travail et la réforme de la protection sociale.
L’intelligence artificielle constitue également un enjeu pour l’évolution des métiers et l’organisation du travail. Les modalités de son éventuelle prise en compte dans la législation demeurent cependant inconnues.
Quelles conséquences pour les entreprises tunisiennes ?
Pour les employeurs comme pour les salariés, plusieurs questions restent ouvertes.
Le futur encadrement devra-t-il préciser les conditions d’accès au télétravail, les horaires, la fourniture des équipements professionnels, la couverture des accidents du travail ou encore la protection des données ?
Ces sujets constituent des interrogations, et non des dispositions déjà annoncées ou arrêtées.
L’enjeu concerne également les travailleurs des plateformes numériques, dont les activités font partie des réflexions réglementaires évoquées.
À ce stade, la portée concrète de la réforme dépendra du contenu des textes qui seront effectivement présentés.
Pour les entreprises tunisiennes, la prochaine étape décisive sera donc la publication des dispositions envisagées, afin d’évaluer leurs conséquences sur l’organisation du travail et les obligations professionnelles.


