Alors que la Tunisie a dépassé 11 millions de visiteurs en 2025, entre 164 et 177 hôtels seraient toujours fermés. Derrière cette contradiction apparaît une question économique majeure : faut-il investir dans de nouveaux établissements ou réhabiliter le parc existant ?
La reprise du tourisme tunisien ne se traduit pas nécessairement par une modernisation de ses infrastructures hôtelières. Selon une analyse publiée par Agenzia Nova le 7 octobre 2026, citant l’Agence italienne pour le commerce extérieur, entre 164 et 177 hôtels seraient fermés en Tunisie.
Parallèlement, 15 à 17 nouveaux établissements seraient en construction, représentant plus de 4 000 chambres supplémentaires.
Cette situation révèle un paradoxe : tandis que de nouvelles capacités sont programmées, une partie du patrimoine hôtelier existant demeure inexploité.
Une fréquentation en hausse, un parc à moderniser
La Tunisie a accueilli plus de 11 millions de visiteurs en 2025. À fin août 2026, les arrivées atteignaient environ 7,1 millions, tandis que les recettes touristiques des huit premiers mois représentaient 5,52 milliards de dinars, selon les données reprises par Agenzia Nova.
Ces performances confirment la dynamique de fréquentation, sans renseigner sur la qualité, la rentabilité ou l’état des établissements disponibles.
Combien faudrait-il investir pour rouvrir les hôtels ?
C’est la principale inconnue économique.
Aucune estimation globale fiable du coût de réouverture n’est actuellement disponible dans les données examinées.
Pour établir ce montant, plusieurs paramètres seraient indispensables : nombre de chambres fermées, localisation des établissements, état des bâtiments, dette bancaire, investissements nécessaires et potentiel commercial.
La situation financière des propriétaires pourrait également conditionner les possibilités de rénovation et de remise en exploitation.
Rénover ou construire : quelle priorité ?
La construction de nouveaux hôtels et la rénovation des établissements fermés répondent à des logiques d’investissement différentes.
La comparaison devrait intégrer le coût par chambre remise en service, les délais de réalisation, les besoins de financement et les perspectives de rentabilité.
Mais avant tout arbitrage, une clarification institutionnelle s’impose.
La fourchette de 164 à 177 hôtels fermés doit être confirmée par le ministère du Tourisme et l’ONTT, en distinguant fermetures définitives, temporaires, saisonnières et établissements en rénovation.
Car l’enjeu dépasse le nombre d’hôtels fermés : il concerne les capitaux à mobiliser pour transformer la reprise touristique en capacités d’accueil effectivement opérationnelles.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Hôtels signalés fermés | 164 à 177 |
| Hôtels en construction | 15 à 17 |
| Chambres prévues | Plus de 4 000 |
| Visiteurs en 2025 | Plus de 11 millions |
| Recettes janvier–août 2026 | 5,52 milliards de dinars |
| Coût de réouverture | ND |


