Le ministère de l’Intérieur a fait savoir que les bâtiments menaçant ruine font l’objet d’un suivi quotidien par ses services centraux, régionaux et locaux à travers le pays, notamment dans les gouvernorats du Grand Tunis, ainsi que dans la médina de Tunis et le quartier de Bab Souika.
En réponse à une question écrite de la députée Amel Meddeb concernant le sort des bâtiments en état de délabrement situés rue Ammar Bey, dans la médina de Tunis, le ministère de l’Intérieur a précisé que la municipalité de Tunis avait procédé au recensement et à l’identification des bâtiments présentant un risque.
Une commission tripartite, composée de représentants de la municipalité de Tunis, de la Direction régionale de l’équipement et de l’habitat et de l’Institut national du patrimoine, a été mise en place. Elle est chargée d’effectuer des constats sur le terrain, d’établir des fiches descriptives et d’évaluer le degré de dangerosité de chaque bâtiment.
En fonction des résultats de cette évaluation, des avertissements sont adressés aux propriétaires concernés afin qu’ils prennent les mesures préventives nécessaires pour écarter tout danger et préserver les biens publics et privés. Ces démarches peuvent aboutir à la prise des décisions requises, notamment des décisions d’évacuation, conformément à la législation en vigueur.
Sur le plan opérationnel, le ministère a également indiqué que la municipalité avait mis en place une équipe d’intervention rapide, opérant selon deux modalités : une intervention immédiate pour sécuriser les lieux et déblayer les décombres en cas d’effondrement soudain, et une intervention préventive visant à démolir les parties menaçant ruine, en coordination avec les structures concernées.


