Les dépenses de subvention des carburants ont atteint 2427 millions de dinars (MD), dépassant ainsi les dépenses d’investissement de 762 millions de dinars, selon les résultats de l’exécution du budget à fin juin 2026.
Les dépenses de subvention ont augmenté de 12 % pour atteindre 3486 millions de dinars au premier semestre, selon le document sur l’exécution du budget à fin juin 2026 ainsi que sur les hypothèses et grandes orientations du projet du budget de l’État pour 2027 du ministère des Finances et dont une copie est parvenue à l’Agence TAP (TAP).
Il convient de noter que le taux d’exécution de ces dépenses s’est établi à 35,7 % des prévisions inscrites dans la loi de finances.
La subvention des carburants s’est élevée à environ 2427 millions de dinars, soit un taux d’exécution de 48,6 %. Cette évolution s’explique principalement par la hausse des cours du pétrole sur les marchés internationaux au cours du premier semestre 2026, pour atteindre 92, dollars/le baril, à fin juin 2026.
Les prévisions du budget de l’État pour 2026 reposent notamment sur une reprise progressive de la croissance économique, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des services et du tourisme. Elles tablent sur une croissance de 3,3 % en 2026, un prix moyen du baril de Brent de 63,3 dollars ainsi qu’une stabilité du dinar tunisien face aux principales devises.
Le taux d’exécution des décaissements s’est établi à 39,2 % selon la même source. Les dépenses budgétaires payées ont atteint environ 24917 millions de dinars, en hausse de 8,9 % par rapport à la même période de 2025.
Les dépenses de rémunération
Au cours du premier semestre, les dépenses budgétaires ont été notamment consacrées aux rémunérations. A ce titre, un montant de 12184 millions de dinars a été dépensé, soit une hausse de 4,9 % par rapport à fin juin 2025 et un taux d’exécution de 48,2 % des prévisions de la loi de finances pour 2026.
Le ministère des Finances explique cette progression principalement par la mise en œuvre de la première tranche des augmentations salariales dans le secteur public au titre des années 2026, 2027 et 2028.
Les dépenses de rémunération salariales prévues pour 2026 tiennent compte notamment des nouveaux recrutements de 51878 agents.
Pour ce qui est des dépenses de gestion, elles ont atteint environ 760 millions de dinars, soit une augmentation de 1,3 % par rapport à l’année écoulée. Leur taux d’exécution a atteint 25,9 % des prévisions de la loi de finances pour 2026, contre 28,7 % au cours de la même période de 2025.
Les dépenses d’intervention ont augmenté de 849 millions de dinars (+14,8 %), pour s’établir à 6574 milliards de dinars à fin juin 2026, dont 53 % de dépenses de subvention.
Augmentation des transferts sociaux
Sur le plan social, le document d’exécution du budget a rappelé que ces interventions s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la dimension sociale des politiques publiques et de la consolidation des fondements de l’État social.
Ces transferts visent notamment à améliorer la redistribution des revenus, à lutter contre la pauvreté et à soutenir les programmes de solidarité nationale et de logement social. Ils permettent également de financer les bourses universitaires, les aides scolaires et universitaires ainsi que d’autres mécanismes d’accompagnement des catégories à faibles revenus, en plus du soutien aux collectivités locales.
Un montant de 2221 milliards de dinars a été alloué dans ce cadre aux programmes sociaux, soit un taux d’exécution de 47,6 % des décaissements inscrits dans la loi de finances pour 2026. Ces dépenses ont augmenté de 431 millions de dinars, soit 24,1 %, par rapport à la même période de 2025.
Les dépenses de développement
Les dépenses consacrées au développement ont atteint 2,533 milliards de dinars. Le taux d’exécution de ces dépenses s’est établi à environ 21,2 % des prévisions de la loi de finances pour 2026.
Pour le ministère des Finances, ce taux d’exécution est expliqué par la nature des dépenses de développement, dont la majeure partie des décaissements est effectuée au deuxième semestre.
Et d’ajouter que les efforts se poursuivent pour accélérer la réalisation des projets publics, notamment ceux qui sont bloqués ou accusent des retards. Ces efforts portent notamment sur la résolution des problèmes fonciers, techniques et financiers ainsi que sur le renforcement du suivi sur le terrain des différentes étapes de réalisation.
Dans ce cadre, le ministère a indiqué qu’une série de conseils ministériels ont été consacrés au suivi des projets publics bloqués et à l’adoption de mesures urgentes visant à pallier les obstacles et à accélérer leur mise en œuvre.
L’objectif est d’améliorer l’efficacité de l’investissement public et son impact économique et social, notamment en matière de développement régional, de création d’emplois et d’amélioration des infrastructures et des services de base.


