Le ministre mauritanien des Finances a reçu une délégation de Rothschild & Co pour évoquer les perspectives économiques du pays et de possibles formes d’accompagnement. À ce stade, aucun mandat, financement, montant ou calendrier n’a été rendu public.
Le ministère mauritanien des Finances a ouvert, lundi 5 octobre à Nouakchott, des discussions avec une délégation de Rothschild & Co. La réunion a porté sur plusieurs questions financières, sur les perspectives économiques et financières de la Mauritanie ainsi que sur de possibles coopérations dans les domaines d’expertise du groupe.
L’information est significative par la nature de l’interlocuteur, mais sa portée doit être strictement circonscrite. Le communiqué officiel parle de « coopération et d’accompagnement » et de relations avec des acteurs spécialisés dans le conseil et les services financiers. Il n’annonce toutefois ni attribution de mandat, ni transaction, ni opération de financement.
Un champ encore largement ouvert
Rothschild & Co intervient internationalement dans plusieurs métiers du conseil financier. Son activité Global Advisory comprend notamment le conseil en fusions-acquisitions, les solutions de financement, la restructuration ainsi que le conseil souverain.
Cette gamme d’activités ne permet cependant pas de déterminer l’objet des échanges tenus à Nouakchott. Rien dans les communications consultées ne permet d’affirmer que les discussions portent précisément sur la dette publique, une privatisation, une levée de capitaux ou le financement d’un projet déterminé.
Ces pistes doivent donc rester des questions ouvertes et non être transformées en conclusions.
Deux hauts responsables présents
La réunion s’est tenue en présence d’Ahmed ould Abba, directeur général du Budget, et de Mohamed Salem Nani, directeur général des financements et de la coopération économique au ministère des Affaires économiques et du Développement, selon les sources officielles.
Leur présence confirme la dimension financière et institutionnelle des échanges, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à identifier le dossier éventuellement étudié.
Le prochain élément déterminant sera donc une communication précisant la nature d’un éventuel accompagnement : mandat de conseil, projet concerné, modalités financières, calendrier ou autre forme de coopération.
En l’état, la seule conclusion établie est celle d’une prise de contact institutionnelle autour des perspectives économiques et financières de la Mauritanie. Toute présentation de la rencontre comme un accord conclu irait au-delà des informations rendues publiques.



