Plus de 60 institutions financières, compagnies d’assurance et entreprises sont réunies à Tunis les 5 et 6 octobre pour chercher de nouveaux mécanismes de financement et de sécurisation des échanges. Mais le véritable test viendra après le forum : transformer les discussions en instruments mobilisables par les entreprises.
Le Forum méditerranéen du commerce international s’est ouvert lundi à Tunis avec une question très opérationnelle : comment financer davantage les échanges tout en réduisant les risques qui accompagnent les transactions transfrontalières ?
Les participants viennent de Tunisie, Libye, Algérie, Malte, Italie, Turquie, Belgique et Royaume-Uni. La rencontre est organisée par l’Union des banques libyennes et l’Union libyenne des assurances, avec la participation notamment de la Bourse de Tunis et de la COTUNACE.
Du financement à la couverture du risque
Le programme place au premier plan le financement du commerce, la gestion des risques, les paiements transfrontaliers, mais aussi la transformation numérique, la cybersécurité et les fintechs. L’objectif affiché est de rapprocher banques, assureurs et entreprises afin de faciliter commerce et investissement dans la région.
Pour les opérateurs, l’enjeu est moins de multiplier les rencontres que de disposer de mécanismes utilisables : financements adaptés aux opérations commerciales, garanties et couvertures contre les risques commerciaux ou politiques, ainsi que solutions permettant d’accélérer et de sécuriser les paiements internationaux.
À l’ouverture, cependant, les sources consultées ne documentent encore ni nouvelle ligne de financement chiffrée, ni nouveau dispositif de garantie export, ni lancement d’une plateforme de paiement transfrontalier. Ces instruments constituent donc des pistes de travail et non des réalisations acquises.
Le rendez-vous de 2027
Des réunions bilatérales sont prévues afin de favoriser partenariats et accords de coopération. Les organisateurs veulent également faire émerger des recommandations opérationnelles susceptibles d’être mises en œuvre en 2027.
C’est sur ce terrain que se jouera la portée économique du forum. Le premier indicateur ne sera pas le nombre de participants, mais les accords effectivement conclus. Viendront ensuite les montants mobilisés, les entreprises financées, les risques couverts et, pour les paiements, les solutions réellement déployées.
À Tunis, plus de 60 acteurs ont donc ouvert le chantier. Reste désormais à mesurer ce qu’il financera réellement.


