L’affluence autour des crédits d’honneur fait apparaître un nouveau point de vigilance : les liens électroniques suspects. Houssem Bounenni appelle les demandeurs à passer exclusivement par les sites officiels des banques. À ce stade, cette alerte ne permet pas de conclure à une fraude massive.
Le risque était prévisible avec un dispositif entièrement numérique : à mesure que les demandes de crédits d’honneur affluent, la question n’est plus seulement de réussir son inscription, mais de savoir où cliquer.
Vendredi 2 octobre, Houssem Bounenni, vice-président de l’Ordre des experts-comptables de Tunisie, a mis en garde contre l’utilisation de liens électroniques suspects lors des démarches d’inscription. Son conseil est simple : accéder au dispositif exclusivement depuis les sites officiels des banques concernées.
Pas de plateforme nationale unique
Cette précaution est d’autant plus importante que les demandes sont dématérialisées. La procédure mise en place prévoit que chaque banque dispose de son propre accès électronique. Une adresse reçue par message, partagée sur les réseaux sociaux ou diffusée par un intermédiaire ne doit donc pas être considérée comme officielle du seul fait qu’elle mentionne le « crédit d’honneur ».
Le réflexe le plus sûr consiste à saisir directement l’adresse du site institutionnel de sa banque ou à la rechercher, puis à rejoindre depuis celui-ci la rubrique consacrée au crédit d’honneur.
Plusieurs établissements utilisent effectivement des sous-domaines dédiés. Une adresse différente du domaine principal n’est donc pas automatiquement suspecte : c’est son rattachement au site ou à la communication officielle de la banque qui doit être vérifié.
Une alerte, pas un bilan de fraude
La nuance est essentielle. Les sources consultées établissent une mise en garde contre des liens suspects. Elles ne fournissent pas, à ce stade, de nombre documenté de victimes, de montant détourné ni d’élément permettant d’affirmer l’existence d’une campagne nationale massive de phishing liée au dispositif.
Le contexte justifie néanmoins la vigilance. Les plateformes ont enregistré une forte affluence dès leur ouverture et les demandes passent désormais par des interfaces numériques où sont communiquées des informations personnelles et financières.
Pour les demandeurs, la règle pratique tient donc en une phrase : ne jamais commencer une inscription depuis un lien dont l’origine n’a pas été vérifiée ; partir du site officiel de sa banque.


