Les activités de la 11ème édition des Journées Musicales de Carthage (JMC) débutent samedi soir, à la salle de l’Opéra de la Cité de la Culture dans la capitale, et se poursuivent jusqu’au 10 octobre 2026, avec une nouvelle vision stratégique visant à transformer le festival en un salon professionnel qui soutient les industries musicales et offre une plateforme internationale pour les artistes émergents.
La présente édition, dirigée par Mondher Falleh, connaît une riche programmation artistique et culturelle au cours de laquelle les passionnés de musique de tous genres auront rendez-vous avec des spectacles de 15 pays.Les activités se répartissent sur 8 espaces, dont notamment l’avenue Habib Bourguiba à Tunis, et 7 espaces à la Cité de la Culture Chedli Klibi.
Le programme comprend 26 spectacles sélectionnés parmi 378 projets candidats, en plus de 8 concerts proposés par les organisateurs. Les spectacles rassemblent des artistes et des groupes musicaux de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, de Palestine, d’Égypte, de Syrie, de Jordanie, du Sénégal et du Tchad, aux côtés de participations de France, d’Italie, de Belgique, d’Allemagne, des Pays-Bas et d’Espagne, en plus du Canada et du Brésil.
La direction du festival a confirmé que le spectacle d’ouverture sera une surprise artistique qui explore la relation humaine avec la musique, sans en révéler les détails, elle a indiqué que la fête de clôture sera assurée par l’artiste syrienne Faia Younan.
Et pour la première fois de son histoire, l’édition connaît le lancement de la section « Journées Musicales de Carthage dans les prisons » sous le thème « Soupir Au rythme de la liberté ». Cette section comprend 5 spectacles qui, comme l’ont souligné les organisateurs lors de la conférence, débutent par un spectacle des jeunes delinquantes du centre de rééducation des jeunes filles délinquantes d’El Mghira à la Cité de la Culture le dimanche 4 octobre.
Il sera suivi par des spectacles de groupes et d’artistes professionnels (à l’instar du spectacle Dendri, Jadhb, et des artistes Mohamed Said et Mohamed Ali Chebil) à l’intérieur des prisons civiles de Borj Erroumi (Bizerte), Messaadine (Sousse) et Belli (Nabeul).
Les organisateurs ont également affirmé que l’édition connaît une nouvelle section ayant pour themes les « Journées Musicales de Carthage dans les régions », puisque le comité de sélection a choisi 3 projets artistiques de cette édition pour les présenter ultérieurement dans les festivals dans certains gouvernorats tunisiens, à raison de 3 spectacles pour chaque projet, et ce dans le but de rapprocher le festival du public dans les différentes régions.
Ces journées se distinguent également par le souci de soutenir les artistes émergents, leur permettre de présenter leurs projets et leur offrir l’opportunité de rencontrer des professionnels des industries musicales du monde entier.
Dans le même contexte, le festival accueille pour la première fois l’« Atelier des Journées Musicales de Carthage pour le Jazz » en partenariat avec « l’Alliance du Jazz de Marseille » pour encadrer environ trente artistes professionnels du jazz.
En plus des spectacles vivants, les professionnels auront rendez-vous avec 6 rencontres professionnelles quotidiennes qui abordent des questions contemporaines du secteur musical, débutant le 5 octobre et se poursuivant jusqu’au 10 octobre, jour de clôture des JMC.


