
Selon les données provisoires de l’Office des Changes, les recettes d’IDE ont atteint 47,318 milliards de dirhams sur les huit premiers mois de 2026, contre 40,445 milliards un an auparavant, soit une hausse de 17 %.
Dans le même temps, les dépenses liées à ces investissements ont reculé de 33,9 %, passant de 19,635 à 12,984 milliards de dirhams. Le flux net ressort ainsi à 34,334 milliards, contre 20,810 milliards à fin août 2025.
Une hausse à lire avec nuance
L’amélioration du flux net atteint 13,524 milliards de dirhams en un an. Selon un calcul WMC, environ 51 % de cette progression provient de l’augmentation des recettes, tandis qu’environ 49 % s’explique par la diminution des dépenses.
Le bond de 65 % ne traduit donc pas une hausse équivalente des seules nouvelles entrées de capitaux. Il résulte de deux mouvements presque équilibrés, ce qui invite à distinguer soigneusement flux brut et flux net.
À fin août, le solde dépasse déjà les 28,392 milliards de dirhams enregistrés sur l’ensemble de 2025 dans la série mensuelle provisoire de l’Office des Changes.
Quels secteurs tirent réellement les IDE ?
C’est désormais la question centrale. Le bulletin mensuel d’août ne fournit pas de ventilation des flux 2026 par secteur, pays d’origine ou projet. Il n’est donc pas possible d’attribuer, à ce stade, la hausse à l’automobile, à l’aéronautique ou à un investisseur particulier.
Les projets industriels annoncés ou inaugurés en 2026 témoignent d’une dynamique d’investissement, mais ne peuvent être assimilés automatiquement aux flux comptabilisés.
La prochaine lecture décisive consistera donc à rapprocher ces données financières des secteurs bénéficiaires, pays d’origine, réinvestissements, capacités industrielles installées et emplois effectivement créés.
Chiffres clés
- 34,334 MMDH : flux net d’IDE à fin août 2026.
- +65 % : progression annuelle.
- 47,318 MMDH : recettes, soit +17 %.
- 12,984 MMDH : dépenses, soit -33,9 %.
- 13,524 MMDH : amélioration totale du flux net en un an.
- Environ 51 % / 49 % : partage calculé entre hausse des recettes et baisse des dépenses.


